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Connecter des appareils Zigbee à Home Assistant avec Zigbee2MQTT et Mosquitto

Connecter des appareils Zigbee à Home Assistant avec Zigbee2MQTT et Mosquitto

Article de la série « Mon ordinateur Ubuntu » 
Actions et articles créés avec l’aide de Claude.ai et 100% testé et ajusté par moi.

Tu veux piloter une ampoule, une télécommande ou un capteur Zigbee depuis Home Assistant ? Ce tutoriel te guide pas à pas pour mettre en place la chaîne complète : Mosquitto comme broker MQTT, Zigbee2MQTT comme passerelle, et Home Assistant comme cerveau de ta domotique.


Ce que tu vas mettre en place

Les appareils Zigbee ne parlent pas directement à Home Assistant. Il faut une chaîne de traduction :

  1. Le dongle Zigbee reçoit les messages de tes appareils Zigbee
  2. Zigbee2MQTT traduit ces messages en MQTT
  3. Mosquitto joue le rôle de boîte aux lettres : il reçoit et redistribue les messages MQTT
  4. Home Assistant lit ces messages et crée automatiquement les entités correspondantes

Chaque composant est installé comme un container Docker, selon le même protocole que les autres services de ta stack.


Prérequis


Étape 1 – Identifier le port USB du dongle

Branche le dongle Sonoff MG21, puis lance cette commande :

ls /dev/serial/by-id/

Tu obtiens quelque chose comme :

usb-SONOFF_SONOFF_Dongle_Lite_MG21_c85bc664b7a3ef1188de4cbd61ce3355-if00-port0

Note ce nom exact, tu en auras besoin à l’étape 3.


Étape 2 – Identifier un port disponible pour Zigbee2MQTT

Zigbee2MQTT expose une interface web. Par défaut il utilise le port 8080, mais ce port est peut-être déjà pris par un autre container. Vérifie avec :

bash

sudo docker ps --format "table {{.Names}}\t{{.Ports}}"

Si le port 8080 est occupé (par Stirling-PDF par exemple), utilise le port 8081. Retiens le port disponible, tu en auras besoin à l’étape 3.


Étape 3 – Installer Mosquitto

Créer les répertoires

sudo mkdir -p /home/USER/docker/mosquitto/config
sudo mkdir -p /home/USER/docker/mosquitto/data
sudo mkdir -p /home/USER/docker/mosquitto/log

Créer le fichier de configuration

sudo nano /home/USER/docker/mosquitto/config/mosquitto.conf

Colle exactement ce contenu, sans rien d’autre avant ni après :

listener 1883
allow_anonymous true
persistence true
persistence_location /mosquitto/data/
log_dest file /mosquitto/log/mosquitto.log

allow_anonymous true permet la connexion sans authentification. Ce n’est pas un problème car le port 1883 n’est pas exposé vers l’extérieur – il reste confiné au réseau local.

Créer la stack dans Portainer

Dans Portainer, crée une stack « mosquitto » avec ce YAML :

services:
  mosquitto:
    container_name: mosquitto
    image: eclipse-mosquitto:latest
    volumes:
      - /home/USER/docker/mosquitto/config:/mosquitto/config
      - /home/USER/docker/mosquitto/data:/mosquitto/data
      - /home/USER/docker/mosquitto/log:/mosquitto/log
    ports:
      - "1883:1883"
    restart: unless-stopped
    environment:
      TZ: Europe/Paris

Corriger les permissions du dossier log

Le container Mosquitto tourne avec l’utilisateur interne mosquitto (UID 1883). Sans cette correction, il ne peut pas écrire ses logs :

sudo chown -R 1883:1883 /home/USER/docker/mosquitto/log

Redémarre le container depuis Portainer. Vérifie les logs avec :

sudo docker logs mosquitto

Tu dois voir Restored 0 base messages et aucune erreur.

Sauvegarder le YAML

sudo nano /home/USER/docker/mosquitto/docker-compose.yml
# coller le YAML
sudo chown USER:USER /home/USER/docker/mosquitto/docker-compose.yml

Étape 4 – Installer Zigbee2MQTT

Créer le répertoire

sudo mkdir -p /home/USER/docker/zigbee2mqtt/data

Créer la stack dans Portainer

Dans Portainer, crée une stack « zigbee2mqtt » avec ce YAML. Remplace IDENTIFIANT_DU_DONGLE par le nom exact récupéré à l’étape 1, et PORT_EXTERNE par le port disponible identifié à l’étape 2 (8080 ou 8081) :

services:
  zigbee2mqtt:
    container_name: zigbee2mqtt
    image: koenkk/zigbee2mqtt:latest
    volumes:
      - /home/USER/docker/zigbee2mqtt/data:/app/data
      - /run/udev:/run/udev:ro
    ports:
      - "PORT_EXTERNE:8080"
    environment:
      TZ: Europe/Paris
    devices:
      - /dev/serial/by-id/IDENTIFIANT_DU_DONGLE:/dev/ttyACM0
    restart: unless-stopped

Point critique : la ligne devices: doit contenir le chemin exact du dongle. C’est le point le plus sensible de l’installation.

Sauvegarder le YAML

sudo nano /home/USER/docker/zigbee2mqtt/docker-compose.yml
# coller le YAML
sudo chown USER:USER/home/ald/docker/zigbee2mqtt/docker-compose.yml

Après démarrage, Zigbee2MQTT est accessible via http://IP_DU_PC:PORT_EXTERNE. Une page d’onboarding s’affiche – c’est normal, c’est le premier démarrage.

Compléter l’onboarding

Sur la page d’onboarding, sélectionne ton dongle dans la liste « Devices found » et clique sur Submit sans modifier les autres valeurs. Zigbee2MQTT génère alors automatiquement sa configuration.

Modifier le fichier de configuration

Après l’onboarding, modifie le fichier de configuration généré :

sudo nano /home/USER/docker/zigbee2mqtt/data/configuration.yaml

Apporte ces modifications, sans toucher au reste (network_key, pan_id, channel…) :

Ligne à trouverRemplacer par
server: mqtt://localhost:1883server: mqtt://IP_DU_PC:1883
serial: {}serial:
  port: /dev/ttyACM0
frontend: enabled: falsefrontend: enabled: true
homeassistant: enabled: falsehomeassistant: enabled: true
onboarding: trueonboarding: false

Redémarre le container depuis Portainer. Vérifie les logs :

sudo docker logs zigbee2mqtt

Tu dois voir Zigbee2MQTT started! et Connected to MQTT server.


Étape 5 – Connecter Home Assistant à MQTT

Dans Home Assistant : Paramètres > Appareils et services > Ajouter une intégration > MQTT

Remplis les champs :

  • Broker : IP_DU_PC
  • Port : 1883
  • Nom d’utilisateur et mot de passe : laisser vides

Clique sur Valider. Si la connexion réussit, l’intégration MQTT apparaît dans ta liste de services.

Zigbee2MQTT et Home Assistant se découvrent alors automatiquement via MQTT Discovery.


Étape 6 – Appairer un premier appareil pour vérifier

C’est le test de tout ce qui précède ! Dans l’interface Zigbee2MQTT (http://IP_DU_PC:PORT_EXTERNE) :

  1. Clique sur Autoriser l’appairage – le mode appairage est actif pendant 3 minutes
  2. Mets ton appareil en mode appairage selon la procédure du fabricant (pour une ampoule Lidl : allumer et éteindre rapidement 3 fois)
  3. L’appareil apparaît dans Zigbee2MQTT

Va ensuite dans Home Assistant : Paramètres > Appareils et services > MQTT. Ton appareil doit être visible et contrôlable.

Note sur les ampoules Zigbee : une ampoule Zigbee doit rester alimentée en permanence pour rester joignable sur le réseau. Si tu coupes le courant via l’interrupteur mural, elle disparaît du réseau. La bonne pratique est de ne plus utiliser l’interrupteur physique et de contrôler l’ampoule uniquement via Home Assistant ou une télécommande Zigbee.


Ce que tu as maintenant

  • Un broker MQTT (Mosquitto) qui tourne en container Docker
  • Une passerelle Zigbee (Zigbee2MQTT) connectée à ton dongle et à Mosquitto
  • Home Assistant qui découvre automatiquement tous tes appareils Zigbee
  • Une base solide pour ajouter d’autres appareils : capteurs de température, détecteurs d’ouverture, interrupteurs Zigbee…

La prochaine étape : créer des automatisations pour que tes appareils Zigbee travaillent ensemble.

Intégrer une caméra Avidsen HomeCam 3PTZ dans Home Assistant via Tuya

Intégrer une caméra Avidsen HomeCam 3PTZ dans Home Assistant via Tuya

Il y avait une promo dans ma grande surface locale et La caméra Avidsen HomeCam 3PTZ (réf. 127165) était à 29.90 €. Je me suis dit que c’était l’occasion de tester l’utilisation d’une caméra de surveillance chez moi. Cette caméra est compatible avec l’écosystème Tuya. En passant par l’application Smart Life plutôt que l’app Avidsen native, tu peux l’intégrer directement dans Home Assistant et centraliser sa gestion avec le reste de ta domotique.


Ce qu’il te faut

  • La caméra Avidsen HomeCam 3PTZ
  • Une prise de courant à proximité et un réseau Wi-Fi 2,4 GHz
  • Un smartphone avec l’application Smart Life (Tuya)
  • Un ordinateur pour créer le compte développeur Tuya
  • Une instance Home Assistant fonctionnelle

Optionnel : une carte microSD classe 10 (ou U3), de préférence certifiée « Endurance », pour l’enregistrement local. Les caméras de sécurité réécrivent en boucle et usent rapidement les cartes standard.


1. Installer Smart Life et connecter la caméra

Télécharge l’application Tuya Smart Life sur ton smartphone. Crée un compte, puis ajoute la caméra en suivant les instructions de l’app : elle te demandera le mot de passe de ton Wi-Fi 2,4 GHz. Une fois connectée, tu peux piloter la caméra depuis n’importe où via l’application.

Utilise Smart Life plutôt que l’application Avidsen : elle offre plus de fonctionnalités et surtout elle est compatible avec Home Assistant.


2. Créer un compte développeur Tuya IoT

Depuis les dernières versions de Home Assistant, l’intégration Tuya officielle nécessite un compte développeur gratuit.

  1. Rends-toi sur iot.tuya.com depuis ton ordinateur.
  2. Crée un compte – utilise le même pays que celui configuré dans Smart Life.
  3. Une fois connecté, va dans Cloud > Cloud Project > Cloud Project Management, puis clique sur Next.
  1. Remplis le formulaire :
    • Project Name : Home Assistant
    • Industry : Smart Home
    • Development Method : Smart Home
    • Data Center : Central Europe Data Center (pour la France)
  2. Clique sur Create, puis sur la page suivante laisse les API par défaut et clique sur Authorize.

3. Récupérer tes identifiants et lier Smart Life au projet

Sur la page de ton projet (onglet Overview), note ces deux informations – tu en auras besoin plus tard :

  • Access ID / Client ID
  • Access Secret / Client Secret

Ensuite, lie ton application Smart Life au projet :

  1. Dans ton projet, clique sur l’onglet Devices, puis sur Link Tuya App Account.
  2. Clique sur Add App Account – un QR code s’affiche.
  1. Sur ton smartphone, ouvre Smart Life, tape sur le « + » en haut à droite, puis sur Scanner.
  1. Scanne le QR code affiché sur ton ordinateur et valide sur le téléphone. Pour faire ça, il faut que tu ouvres l’application Smart Life dans ton téléphone. Tu te mets sur l’onglet Accueil (l’icône de maison en bas à gauche). Clique sur le petit bouton « + » tout en haut à droite de l’écran : un petit menu déroulant va s’ouvrir. clique sur l’icône de Scanner de QR Code.
  1. Ta caméra apparaît maintenant dans la liste des appareils de la plateforme Tuya.

4. Activer l’intégration dans Home Assistant

  1. Dans Home Assistant, va dans Paramètres > Appareils et services.
  2. Clique sur Ajouter l’intégration et cherche Tuya.
  3. Remplis le formulaire avec ton Access ID, ton Access Secret, et ton code utilisateur Smart Life.

Le code utilisateur se trouve dans l’app Smart Life : icône hexagone en haut à droite > Compte et Sécurité > Code Utilisateur. C’est un code court, respecte bien la casse.

  1. Valide, scanne le QR code qui s’affiche, et confirme à nouveau.

Home Assistant importe automatiquement ta caméra. Tu peux accéder au flux vidéo et aux réglages directement depuis ton tableau de bord.


Pour aller plus loin

Contrôle PTZ depuis Home Assistant L’intégration Tuya affiche le flux vidéo mais ne crée pas toujours les contrôles de rotation. Tu peux y remédier avec des scripts YAML ou en installant la carte WebRTC Camera via HACS.

Alertes et notifications Avec l’application Home Assistant Companion sur ton téléphone, tu peux créer une automatisation YAML qui se déclenche sur détection de mouvement ou de son – et envoie une notification actionnable directement sur ton mobile.

Enregistrement vidéo La carte microSD gérée par Smart Life reste la solution la plus fiable pour l’enregistrement continu ou sur détection, en haute définition. Home Assistant gère les alertes ; Smart Life gère l’historique vidéo.

Mettre à jour Ubuntu vers la dernière version stable en ligne de commande

Mettre à jour Ubuntu vers la dernière version stable en ligne de commande

Ubuntu propose un outil officiel pour passer d’une version à la suivante sans tout effacer. Ce guide te montre comment faire, étape par étape, depuis le terminal.


Étape 1 : Sauvegarder tes données (recommandé)

Avant toute mise à niveau majeure du système, sauvegarde tes fichiers importants – documents, photos, fichiers de configuration – sur un disque externe ou dans le cloud.


Étape 2 : Mettre à jour le système actuel

Ta version actuelle d’Ubuntu doit être totalement à jour avant de lancer la mise à niveau.

Ouvre ton terminal (Ctrl + Alt + T) et lance cette commande :

sudo apt update && sudo apt dist-upgrade -y && sudo apt autoremove -y

Voici ce que fait chacune des trois parties :

  • apt update : actualise la liste des paquets disponibles (un « paquet », c’est l’équivalent d’une application ou d’un composant système sous Linux).
  • dist-upgrade : installe les mises à jour en gérant intelligemment les changements de dépendances (les dépendances, ce sont les composants dont un logiciel a besoin pour fonctionner).
  • autoremove : supprime les anciens paquets devenus inutiles.

Une fois terminé, redémarre ton ordinateur pour appliquer les changements – notamment si le noyau Linux (le coeur du système) a été mis à jour :

sudo reboot

Étape 3 : Configurer le type de mise à niveau souhaité

Ubuntu doit savoir quel type de version tu recherches. Ouvre le fichier de configuration avec cette commande :

sudo nano /etc/update-manager/release-upgrades

Repère la ligne qui commence par Prompt=. Tu as deux options :

Prompt=lts – recommandé

Te met à jour uniquement vers la prochaine version LTS (Long Term Support, support à long terme). Par exemple, de la 22.04 LTS à la 24.04 LTS, soit un changement tous les 2 ans environ.

  • Sécurité : maximale, tu reçois toutes les mises à jour de sécurité pour ta version actuelle.
  • Stabilité : maximale, tu changes de version du système rarement, ce qui réduit le risque de casser tes logiciels ou ta configuration.

Prompt=normal

Te propose toutes les versions stables, y compris les versions intermédiaires sorties tous les 6 mois.

  • Tu seras obligé de faire une mise à niveau majeure tous les 6 mois, car ces versions intermédiaires ne sont maintenues que pendant 9 mois. Passé ce délai, tu te retrouves avec un système obsolète et non sécurisé.
  • Changer de version deux fois par an augmente le risque de rencontrer des bugs ou des incompatibilités matérielles.

Modifie si nécessaire, puis sauvegarde avec Ctrl + O (puis Entrée) et quitte avec Ctrl + X.


Étape 4 : Lancer la mise à niveau

Maintenant que tout est prêt, lance l’outil officiel de mise à niveau d’Ubuntu :

sudo do-release-upgrade

Si aucune mise à niveau n’est détectée

Les versions LTS ne proposent parfois la mise à jour automatique qu’après la sortie de leur première version corrective (par exemple, la 24.04.1 plutôt que la 24.04). Dans ce cas, tu peux forcer la recherche avec l’option -d :

sudo do-release-upgrade -d

⚠️ Attention : l’option -d donne accès aux versions en accès anticipé, pas encore totalement stabilisées. À n’utiliser que si tu sais ce que tu fais et que tu as bien sauvegardé tes données au préalable.


Étape 5 : Suivre le processus et patienter

Le terminal t’affiche un résumé des changements prévus – paquets à installer, paquets à supprimer, taille du téléchargement – et te demande de confirmer avec o (pour Oui).

Pendant tout le processus :

  • Ne ferme pas le terminal.
  • Ne coupe pas ta connexion internet.
  • Si le système te demande si tu veux conserver tes fichiers de configuration modifiés ou installer les versions des nouveaux paquets, appuie sur Entrée pour garder le choix par défaut – c’est généralement la bonne option.

Cas particulier : connexion à distance via SSH

Si tu gères l’ordinateur à distance via SSH, do-release-upgrade ouvre automatiquement un port de secours (généralement le port 1022) en cas de coupure de connexion. Suis simplement les instructions affichées à l’écran.

Une fois le processus terminé, le terminal t’invite à redémarrer. Tu peux ensuite vérifier ta nouvelle version avec :

bash

lsb_release -a

Félicitations, tu es sur la nouvelle version stable d’Ubuntu !

Fail2ban pour Nginx Proxy Manager (NPM)

Fail2ban pour Nginx Proxy Manager (NPM)

Article de la série « Mon ordinateur Ubuntu » 

Contexte

Environnement cible : un ordinateur Ubuntu sur lequel sont installés Nginx Reverse Proxy (NPM), Portainer, Home Assistant et Stirling PDF. Tout est déployé sous forme de containers Docker avec des chemins absolus (Bind Mounts), sans volumes nommés. Stirling PDF et Home Assistant sont accessibles via des URL externes, ce qui impose une sécurisation rigoureuse.

L’objectif est d’ajouter Fail2Ban pour passer d’une sécurité passive (certificats Let’s Encrypt) à une sécurité active.

Qu’est-ce que Fail2Ban ?

Les certificats Let’s Encrypt garantissent que la connexion est chiffrée (personne ne peut lire ce qui transite). Fail2Ban agit comme un videur à l’entrée.

Contre les attaques par brute force – sa mission principale. Si quelqu’un tente de deviner un mot de passe sur une page d’authentification, Fail2Ban détecte les échecs répétés dans les logs et bannit l’IP au niveau du pare-feu (iptables).

Contre les bots de scan (DoS léger) – il bloque les robots qui scannent le serveur trop rapidement à la recherche de vulnérabilités.

Contre la recherche de fichiers sensibles – il bannit les IPs qui tentent d’accéder à des dossiers inexistants mais critiques (.env, wp-config.php, /admin).

Résumé : HTTPS garantit que le tuyau est sécurisé, mais pas que la personne au bout du tuyau est autorisée à entrer. Le HTTPS empêche l’espionnage sur le Wi-Fi public. Fail2Ban empêche l’attaquant de frapper 10 000 fois à la porte.

Vérifier le format des logs NPM (étape préalable)

Avant toute configuration, il faut s’assurer que NPM enregistre les vraies IPs publiques des visiteurs dans ses logs, et non l’IP interne du réseau Docker.

Commande de vérification – ouvre un terminal sur Ubuntu et inspecte un fichier de log :

cat /home/USER/docker/nginx-proxy-manager/data/logs/proxy-host-1_access.log | head -20

Cherche le champ [Client X.X.X.X] dans chaque ligne de log.

✓  Si tu vois des IPs publiques (ex: 205.210.x.x, 45.84.x.x) dans [Client …] : NPM transmet déjà les bonnes IPs, aucune configuration supplémentaire n’est nécessaire.

⚠  Si tu vois des IPs internes Docker (ex: 172.18.x.x) dans [Client …] : Fail2Ban sera inefficace et risque de bannir ta passerelle Docker. Ajoute les proxy_set_header dans l’onglet Advanced de chaque Proxy Host dans NPM (voir ci-dessous).

Note importante sur les IPs dans les logs NPM – le champ [Sent-to X.X.X.X] contient l’IP interne de ta machine Linux (destination du trafic) : c’est normal. Le champ [Client X.X.X.X] est la seule IP qui compte pour Fail2Ban (source du trafic entrant).

Si les IPs internes sont présentes – configuration dans NPM – dans l’interface NPM, pour chaque Proxy Host (Stirling PDF, Home Assistant…), onglet Advanced, zone Custom Nginx Configuration, ajoute :

proxy_set_header X-Real-IP $remote_addr;
proxy_set_header X-Forwarded-For $proxy_add_x_forwarded_for;

Dans mon cas, les logs affichent déjà des IPs publiques. Cette configuration n’est pas nécessaire.

Installer Fail2Ban

Créer le dossier et le fichier docker-compose

mkdir ~/docker/fail2ban

cd ~/docker/fail2ban

nano docker-compose.yml

⚠  Pour que Fail2Ban puisse surveiller NPM, il doit avoir accès aux fichiers de logs générés dans le dossier /data/logs de NPM.

Contenu du docker-compose.yml :

services:

  fail2ban:

    image: crazymax/fail2ban:latest

    container_name: fail2ban

    network_mode: host

    cap_add:

      - NET_ADMIN

      - NET_RAW

    environment:

      - TZ=Europe/Paris

      - F2B_LOG_TARGET=/data/fail2ban.log

      - F2B_LOG_LEVEL=INFO

      - F2B_DB_PURGE_AGE=28d

    volumes:

      # Logs de Nginx a surveiller (lecture seule)

      - /home/USER/docker/nginx-proxy-manager/data/logs:/data/nginx/logs:ro

      # Dossier central Fail2Ban (config, db et log)

      - /home/USER/docker/fail2ban:/data

      # Logs systeme (lecture seule)

      - /var/log:/var/log:ro

    restart: always

    Pourquoi network_mode: host ? En mode host, Fail2Ban partage la pile réseau de la machine Ubuntu. C’est indispensable pour qu’il voie les vraies IPs sources et puisse agir sur iptables.

    Pourquoi monter les logs dans /data/nginx/logs ? L’image crazymax/fail2ban a un système de fichiers en lecture seule dans certains répertoires comme /var/log/nginx. Monter les logs dans /data/nginx/logs (qui est le volume /data accessible en écriture) évite cette erreur au démarrage.

    Structure des dossiers de configuration

    L’image crazymax/fail2ban attend ses fichiers de configuration dans /data/ (dans le conteneur), ce qui correspond à /home/USER/docker/fail2ban/ sur Ubuntu.

    Avant de déployer, crée la structure manuellement :

    mkdir -p /home/USER/docker/fail2ban/action.d
    
    mkdir -p /home/USER/docker/fail2ban/filter.d
    
    mkdir -p /home/USER/docker/fail2ban/jail.d
    

    Structure finale sur Ubuntu :

    /home/USER/docker/fail2ban/
    ├── action.d/
    │   └── docker-action.conf
    ├── filter.d/
    │   └── nginx-404.conf
    ├── jail.d/
    │   └── jail.local
    └── fail2ban.log    (cree automatiquement au demarrage)
    

    ⚠  Ne crée pas de sous-dossier ‘config/’ ou ‘data/’ supplémentaire. Les dossiers action.d, filter.d et jail.d doivent être directement dans /home/USER/docker/fail2ban/.

    Note sur les permissions – si les dossiers ont été créés par Docker (au premier démarrage du conteneur), ils appartiennent à root. Utilise sudo pour créer les fichiers, ou reprends la propriété du dossier :

    sudo chown -R USER:USER/home/USER/docker/fail2ban/
    

    Configuration de Fail2Ban

    Fichier action.d/docker-action.conf

    Ce fichier définit les règles iptables appliquées lors d’un bannissement. Il crée une chaîne dédiée f2b-npm-docker dans la table FORWARD.

    Crée le fichier /home/USER/docker/fail2ban/action.d/docker-action.conf :

    sudo nano /home/USER/docker/fail2ban/action.d/docker-action.conf
    

    Contenu :

    [Definition]
    
    actionstart = iptables -N f2b-npm-docker
    
                  iptables -A f2b-npm-docker -j RETURN
                  iptables -I FORWARD -p tcp -m multiport --dports 0:65535 -j f2b-npm-docker
    
    actionstop  = iptables -D FORWARD -p tcp -m multiport --dports 0:65535 -j f2b-npm-docker
    
                  iptables -F f2b-npm-docker
                  iptables -X f2b-npm-docker
    
    actioncheck = iptables -n -L FORWARD | grep -q 'f2b-npm-docker[ \t]'
    actionban   = iptables -I f2b-npm-docker -s <ip> -j DROP
    actionunban = iptables -D f2b-npm-docker -s <ip> -j DROP
    

    Fichier jail.d/jail.local

    Ce fichier définit les règles de bannissement et lie les filtres aux logs.

    Crée le fichier /home/USER/docker/fail2ban/jail.d/jail.local :

    sudo nano /home/USER/docker/fail2ban/jail.d/jail.local
    

    Contenu :

    [DEFAULT]
    
    # Temps de bannissement (1h)
    bantime  = 1h
    
    # Fenetre d'observation (10 min)
    findtime = 10m
    
    # Nombre d'erreurs avant bannissement
    maxretry = 5
    
    # Action : utilise le fichier docker-action.conf
    action = docker-action
    
    # --- JAIL POUR AUTHENTIFICATION NGINX ---
    
    [nginx-http-auth]
    enabled  = true
    filter   = nginx-http-auth
    
    # Surveille les logs d'erreur de NPM
    logpath  = /data/nginx/logs/proxy-host-*_error.log
    
    # --- JAIL ANTI-BOTS (erreurs 404/401/403) ---
    [nginx-404]
    enabled  = true
    port     = http,https
    filter   = nginx-404
    logpath  = /data/nginx/logs/proxy-host-*_access.log
    # Plus severe : 30 erreurs en 1 minute = banni 24h
    maxretry = 30
    findtime = 1m
    bantime  = 24h
    

    Fichier filter.d/nginx-404.conf

    Ce filtre indique à Fail2Ban quoi chercher dans les logs d’accès. Le format des logs NPM est différent du format Nginx standard – le regex doit en tenir compte.

    Format réel d’une ligne de log NPM :

    [11/May/2026:08:30:08 +0000] – 401 401 – GET https pdf.domaine.com « / » [Client 205.210.31.135] …

    Crée le fichier /home/USER/docker/fail2ban/filter.d/nginx-404.conf :

    sudo nano /home/USER/docker/fail2ban/filter.d/nginx-404.conf
    

    Contenu :

    [Definition]
    
    # Regex adapte au format de log NPM (champ [Client X.X.X.X])
    failregex = ^\[.*\] - \d+ \d+ - \w+ https? \S+ "\S+" \[Client <HOST>\] .*(404|401|403)
    ignoreregex =
    

    Le marqueur <HOST> est la variable Fail2Ban qui capture l’adresse IP – elle correspond au contenu du champ [Client …] dans les logs NPM.

    ignoreregex = avec rien après le signe égal signifie « aucune ligne à ignorer ». Cette ligne doit être présente même vide, sinon Fail2Ban peut générer une erreur au démarrage.

    Déploiement dans Portainer

    1. Dans Portainer, clique sur ton environnement « local », puis va dans l’onglet « Stacks » à gauche.
    2. Clique sur le bouton « + Add stack ».
    3. Donne-lui un nom : fail2ban.
    4. Dans la zone « Web editor », copie et colle le contenu du docker-compose.yml.
    5. Clique sur « Deploy the stack ». Docker télécharge l’image (1 à 2 minutes selon la connexion).

    Une fois la stack déployée, vérifie que le fichier fail2ban.log a bien été créé dans /home/USER/docker/fail2ban/. S’il n’apparaît pas, c’est souvent une question de permissions (le conteneur doit avoir le droit d’écrire dans ce dossier).

    Vérification

    Étape 1 – Vérifier que les logs sont accessibles

    Ouvre un terminal sur Ubuntu et tape :

    docker exec -it fail2ban ls /data/nginx/logs
    

    ✓  Si tu vois la liste de tes fichiers .log (en particulier proxy-host-*_access.log et proxy-host-*_error.log), le pont entre Fail2Ban et les logs NPM fonctionne.

    Étape 2 – Vérifier les jails actives

    Dans Portainer, ouvre la console (Exec) du conteneur fail2ban et tape :

    fail2ban-client status
    

    ✓  Tu dois voir apparaître deux jails : nginx-http-auth et nginx-404. C’est bien le cas pour moi :

    Résumé des sources de logs

    Type de logChemin dans logpathCe qu’il contient
    Erreurs d’authentification/data/nginx/logs/proxy-host-*_error.logTentatives de mots de passe ratés
    Visites (404/401/403)/data/nginx/logs/proxy-host-*_access.logBots cherchant des fichiers inexistants
    Log Fail2Ban/data/fail2ban.logCorrespond au volume /home/USER/docker/fail2ban:/data

    Commandes utiles

    Supervision

    Status général des jails :

    docker exec -t fail2ban fail2ban-client status

    Status détaillé d’une jail (ex: nginx-404) :

    docker exec -t fail2ban fail2ban-client status nginx-404

    Liste de toutes les IPs bannies :

    docker exec -t fail2ban fail2ban-client banned

    Recherche des requêtes d’une IP dans les logs :

    grep <IP-ADRESSE> /home/USER/docker/nginx-proxy-manager/data/logs/proxy-host-*_access.log

    Actions manuelles

    Bannir manuellement une IP :

    docker exec -t fail2ban fail2ban-client set nginx-404 banip <IP>

    Lever manuellement un bannissement :

    docker exec -t fail2ban fail2ban-client set nginx-404 unbanip <IP>

    Informations

    Version de Fail2Ban :

    docker exec -t fail2ban fail2ban-client version

    Aide complète :

    docker exec -t fail2ban fail2ban-client –help

    Rendons à César

    Pour concevoir ce processus d’installation et rédiger cet article, je me suis aidée de :

    • https://wiki.blablalinux.be/fr/docker-compose-fail2ban
    • l’IA Gemini (gemini.google.com)
    • l’IA Claude (claude.ai)

    100% testé et ajusté par moi.

    Installer Home Assistant sur Ubuntu avec Docker et Portainer

    Installer Home Assistant sur Ubuntu avec Docker et Portainer

    Article de la série « Mon ordinateur Ubuntu » 
    Actions et articles créés avec l’aide de Claude.ai et 100% testé et ajusté par moi.

    Home Assistant est une plateforme domotique open source puissante. Il en existe plusieurs variantes d’installation. Cet article explique comment installer la variante « Container » sur un ordinateur Ubuntu qui fait déjà tourner d’autres services Docker, avec un accès sécurisé depuis l’extérieur via Nginx Proxy Manager.

    Quelle variante de Home Assistant choisir ?

    Il existe trois grandes variantes :

    • HA OS – remplace complètement l’OS de la machine. À réserver à un appareil dédié (Raspberry Pi par exemple).
    • HA Supervised – donne accès au magasin d’add-ons officiel, mais officiellement supporté sur Debian uniquement. Risques de friction sur Ubuntu.
    • HA Container – s’installe comme n’importe quel container Docker. Pas d’accès au magasin d’add-ons natif, mais les add-ons les plus courants ont un équivalent en container Docker séparé. C’est la solution la plus cohérente si tu as déjà un PC Ubuntu avec Docker et Portainer.

    Ce dont tu as besoin avant de commencer

    Étape 1 – Créer les répertoires

    Sur le PC Linux, ouvre un terminal et crée les répertoires qui accueilleront les données de Home Assistant :

    sudo mkdir /home/USER/docker/home-assistant/
    sudo mkdir /home/USER/docker/home-assistant/config/
    

    C’est cohérent avec l’organisation décrite dans Docker et Portainer : regrouper les données. Toutes les données de HA seront dans ce dossier, et donc automatiquement couvertes par ta sauvegarde rclone.

    Étape 2 – Déployer la stack dans Portainer

    Connecte-toi à Portainer (https://TON-IP:9443), clique sur ton environnement « local », puis « Stacks » dans le menu gauche. Clique sur « + Add stack » et donne-lui le nom home-assistant.

    Dans la zone « Web editor », colle ce YAML :

    services:
      home-assistant:
        container_name: home-assistant
        image: "ghcr.io/home-assistant/home-assistant:stable"
        volumes:
          - /home/USER/docker/home-assistant/config:/config
          - /etc/localtime:/etc/localtime:ro
          - /run/dbus:/run/dbus:ro
        restart: unless-stopped
        privileged: true
        network_mode: host
        environment:
          TZ: Europe/Paris
    

    Quelques points importants sur ce YAML :

    • network_mode: host – HA utilise directement le réseau du PC, sans isolation. C’est recommandé par le projet HA pour la découverte automatique des appareils sur le réseau local.
    • privileged: true – nécessaire pour accéder au matériel (Bluetooth, USB, etc.).
    • /run/dbus:/run/dbus:ro – permet à HA de communiquer avec les services système, utile pour Bluetooth notamment.
    • Le volume letsencrypt n’est pas nécessaire ici – c’est Nginx Proxy Manager qui gère les certificats SSL.

    Clique sur « Deploy the stack ». Au bout de quelques secondes, HA est accessible sur ton réseau local via http://TON-IP:8123.

    Étape 3 – Accès externe via Nginx Proxy Manager

    Ouvrir le port 8123

    Dans l’interface de gestion de ton routeur, ajoute une règle de redirection de port :

    • Port externe : 8123
    • IP locale de destination : l’IP fixe de ton PC Linux
    • Port interne : 8123
    • Protocole : TCP
    Créer le proxy host dans NPM

    Connecte-toi à NPM (http://TON-IP:81), va dans « Proxy Hosts » et clique sur « Add Proxy Host ».

    Onglet « Details » :

    • Domain Names : ha.TON-DOMAINE.com
    • Scheme : http
    • Forward Name/IP : 127.0.0.1
    • Forward Port : 8123
    • Coche « Block Common Exploits » et « Websockets Support »

    Onglet « SSL » :

    • SSL Certificate : « Request a new SSL Certificate »
    • Coche « Force SSL », « HTTP/2 Support » et « HSTS Enabled »

    Clique sur « Save ».

    Le point spécifique à Home Assistant – configuration.yaml

    Contrairement aux autres containers, HA intègre une protection contre les accès via proxy non déclarés. Sans configuration supplémentaire, tu obtiendras une erreur 400 (Bad Request) en accédant via https://ha.TON-DOMAINE.com.

    Il faut déclarer NPM comme proxy de confiance. Ouvre le fichier de configuration :

    sudo nano /home/USER/docker/home-assistant/config/configuration.yaml
    

    Et ajoute ces lignes à la fin :

    http:
      use_x_forwarded_for: true
      trusted_proxies:
        - 127.0.0.1
        - 172.16.0.0/12
    

    Attention à l’indentation : 2 espaces par niveau, pas de tabulations. YAML est strict là-dessus.

    Redémarre le container HA dans Portainer. HA est maintenant accessible depuis l’extérieur via https://ha.TON-DOMAINE.com.

    Étape 4 – Premier démarrage et assistant de configuration

    Au premier accès, HA t’ouvre automatiquement l’assistant de démarrage. Tu y crées ton compte administrateur, choisis la langue, le fuseau horaire et la localisation.

    Bonne surprise : HA scanne ton réseau local et détecte automatiquement les appareils compatibles. Sur mon réseau il a trouvé Bluetooth, Google Cast, Frontier Silicon, Matter, Tado, Thread et UPnP – sans aucune configuration de ma part. La connexion effective de ces appareils est une étape ultérieure, mais la détection automatique donne un bon aperçu du potentiel.

    Étape 5 – Sauvegardes

    Si tu as déjà mis en place la sauvegarde automatique avec rclone décrite dans Sauvegarder ses containers Docker automatiquement avec Rclone, il n’y a rien à faire de plus. Le dossier /home/USER/docker/home-assistant/ est automatiquement inclus dans la sauvegarde quotidienne.

    Pour tester la restauration, la procédure est identique à celle décrite dans Restauration de containers Docker avec Rclone.

    Et ensuite ?

    Home Assistant est installé et opérationnel. Les prochaines étapes possibles :

    Ajouter des containers Docker complémentaires (MQTT, Zigbee2MQTT, etc.) selon les besoins

    Connecter les appareils détectés (Tado, Google Cast, etc.)

    Migrer des appareils depuis une box domotique existante

    ajouter un dongle Zigbee et ajouter des nouveaux appareils (j’ai trois ampoules et quelques capteurs d’ouverture de porte).