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Stirling PDF, un outil gratuit et très complet

Stirling PDF, un outil gratuit et très complet

J’ai décrit dans la série « Mon ordinateur Ubuntu » les étapes d’installation d’un logiciel libre de gestion des pdf. Je n’ai pas vraiment parlé du logiciel lui-même car le sujet c’était plutôt l’installation locale dans un container Docker, et accessible depuis l’extérieur. Mais je trouve utile de décrire rapidement ce que je peux faire avec ce nouveau logiciel à ma disposition.

Stirling PDF a d’énormes qualités : il a une multitude de fonctionnalités (cf la copie d’écran de ses outils ci-dessous), il est gratuit, il peut être installé pour plusieurs utilisateurs (avec une limite de 5 cependant).

Stirling PSF est disponible en version « desktop », pas seulement en version serveur hébergé. On peut le télécharger sur le site de Stirling : https://www.stirling.com/download

mais quelques limites cependant

J’utilise actuellement une version payante (wondershare pdf), dont le coût me paraît excessif, tout comme toutes les autres solutions un peu complètes que j’avais trouvé jusqu’à présent.

Je pense que Stirling PDF est parfait pour toutes les manipulations sophistiquées de pdf (fusion, séparation, modifications, compression, conversion, etc). Mais malheureusement il laisse de côté deux fonctions bien utiles : l’impression « pdf » et la gestion du scanner pour générer un pdf.

impression de PDF

Tu as déjà dans ta liste d’imprimantes : « Microsoft Print to PDF ».

Elle fonctionne exactement comme une vraie imprimante : tu fais « Imprimer » depuis n’importe quel logiciel (Word, une page web, un mail), tu choisis cette imprimante, et cela te crée un fichier PDF sur ton bureau.

Pas besoin d’un logiciel pour ça !

utiliser le scanner

lire un pdf

j’utiliserai Edge, qui est intégré à mon ordinateur déjà.

Manipulations Complexes

Là j’utiliserai Stirling PDF, pour l’OCR (reconnaissance de caractères), fusionner des fichiers, protéger par mot de passe, ou convertir un Word.

Améliorations possibles de mes utilisations de logiciel PDF

Il y a une option intéressante dans Stirling pour utiliser son téléphone pour générer des PDF : le téléphone peut également servir de scanner mobile. Voir les explications (en anglais) ici : https://docs.stirlingpdf.com/Functionality/Mobile-Scanner/. Je configurerai prochainement Stirling pour ça.

accès sécurisé à mon PC de l’extérieur

accès sécurisé à mon PC de l’extérieur

Avant de suivre ce tutoriel, je te recommande vivement de lire l’article Docker (et Portainer) – regrouper les données qui explique pourquoi il est important de bien organiser les fichiers de tes containers dès le départ. Tu peux aussi télécharger la checklist PDF et la garder sous la main pendant l’installation.

Note pour les lecteurs : le YAML de NPM crée des « named volumes » cachés, qui contiennent des éléments critiques : tes certificats Let’s Encrypt et toute ta configuration de proxy. Il est indispensable de les relocaliser dans /home/USER/docker/nginx-proxy-manager/. La procédure complète est expliquée dans l’article Docker (et Portainer) — regrouper les données, section « Pour Stirling PDF ».


j’ai installé Stirling PDF sur un ordinateur à faible consommation qui restera allumé en permanence. Je veux pouvoir y accéder où que je sois. Je vais donc créer un système pour y accéder comme si c’était un site internet standard https://pdf.DOMAINE.com.
Pour cela 6 étapes, plus ou moins difficiles :

  1. Attribuer une IP fixe à l’ordinateur Linux ;
  2. régler mon réseau interne pour que les ports 80 et 443 soient redirigés (autoriser le reverse proxy)
  3. Installer et connecter NGinx Proxy Manager (via Portainer)
  4. Créer le « Pont » dans Nginx Proxy Manager vers https://pdf.DOMAINE.com
  5. installer un certificat Let’s Encrypt
  6. vérifier tout

Les étapes 1 et 2 sont complètement liées à ton installation interne. Ce que je décris est spécifique à moi. C’est l’étape 2 qui a été le plus difficile pour moi. Heureusement que Gemini m’a aidé.

Pour le reste, tout est transférable je pense.

Avant de démarrer

Obtenir un nom de domaine

Pour ma part j’ai acheté un domaine sur infomaniak. On peut le faire avec n’importe quel fournisseur, type OVH, Gandi ou autre. J’aurais aussi pu utiliser un nom de domaine que j’ai déjà puisque j’utiliserai des sous-domaines.
Pour ce qui suit on utilisera le nom de domaine DOMAINE.com.

Identifier l’IP de ma box

Depuis ton PC Windows, va sur https://www.mon-ip.com/. mon IP est par exemple 12.123.45.678 Attention, si tu utilises un VPN le site te renverra l’IP de ton VPN et pas celle de ton point d’accès à internet, et rien ne fonctionnera.

Pour vérifier qu’elle est fixe, utiliser https://www.mon-ip.com/ip-dynamique.php . Elle est fixe pour moi. Si elle ne l’était pas, il faudrait que je m’intéresse aux clients DDNS, souvent déjà présents dans les box internet, les Google Mesh, et qui peut aussi être placé dans un conteneur Docker sur mon ordinateur Linux). Le client DDNS informe alors le gestionnaire du nom de domaine de la nouvelle adresse IP à utiliser lorsque le fournisseur internet la change.

Pointer le nom de domaine vers ma box

Comme j’ai acheté le nom de domaine chez Infomaniak, je vais maintenant dans mon manager Infomaniak pour régler la zone DNS du domaine pdf.DOMAINE.com

Chez Infomaniak :

  • Va dans Domaines > DOMAINE.com > Zone DNS.
  • Ajoute une entrée (un « Enregistrement A ») :
    • Nom (ou hôte) : pdf (pour créer pdf.DOMAINE.com).
    • Cible (ou IP) : Ton adresse IP publique notée plus haut, 12.123.45.678.
  • Enregistre.

Attention, il faut au moins 1 heure pour que tous les systèmes de routage du monde soient informés.

Pour vérifier si ça fonctionne : https://dnschecker.org/#A/pdf.DOMAINE.com pointe bien vers l’adresse IP fixe de ma box (12.123.45.678)

étape 1 : Attribuer une IP fixe au PC linux

Dans mon réseau, c’est un Google Mesh qui attribue les adresses IP, pas le routeur de mon opérateur. Je fais donc les réglages sur mon téléphone, dans l’application google Home.

  • Ouvre l’application Google Home.
  • Appuie sur l’icône Favoris ou Appareils et cherche ton réseau Wi-Fi.
  • Va dans Paramètres du réseau > Paramètres avancés > Réseau local (LAN).
  • Cherche une option nommée « Réservation d’adresse IP » ou « Baux statiques ».
  • Appuie sur le bouton « + », sélectionne ton Beelink dans la liste et enregistre l’adresse 192.168.86.101 (ou une autre de ton choix).
  • Redémarrer l’ordinateur

étape 2 : Rediriger les ports 80 et 443

j’ai mis du temps sur cette étape. Je ne comprenais pas tout. Et j’avais oublié que c’est le google Mesh qui gère les accès à mon réseau interne, pas la box du fournisseur d’accès. Il faut donc que je procède en deux temps :

  1. dire à la box du fournisseur d’accès d’autoriser l’accès direct du google mesh à internet (mode DMZ) ;
  2. dire au google mesh d’autoriser les entrées via les ports 80 et 443 (redirection de ports).

régler la box du fournisseur d’accès

Pour la plupart des gens, on ne fait pas ce réglage, on passe tout de suite à la redirection des ports 80 et 443 plus loin.

Pour accéder à ma box internet, ilfaut que je me connecte directement à elle (pas via le boîtier google mesh), par exemple avec un cable ethernet.

Puis de mon ordinateur connecté à cette box : 192.168.1.1 dans un navigateur.

  1. Aattribue une IP fixe au boîtier Google Mesh. Par exemple 192.168.1.100
  2. Ensuite, dans les paramètres de la Livebox, cherche l’option DMZ (Zone Démilitarisée). Active la DMZ pour l’adresse du Google Mesh. Cela signifie : « Livebox, n’essaie pas de filtrer ce qui arrive, envoie tout directement au Google Mesh, c’est lui qui gère la sécurité ».
  3. Ensuite, tu n’auras plus qu’à gérer les redirections de ports (80 et 443) uniquement dans l’application Google Home.

N’oublie pas de reconnecter ton ordinateur Windows derrière le Google Mesh pour être sur le même réseau local que l’ordinateur Ubuntu !

redirection des ports 80 et 443

Pour moi c’est sur le Google Mesh, via l’application Google Home sur mon téléphone. Mais pour la plupart des gens, c’est directement sur la box.

on doit impérativement rediriger le port 80 également, même si on prévoit de n’utiliser que des connexions sécurisées (httpS).

  1. Ouvre l’application Google Home sur ton téléphone.
  2. Va dans Favoris (ou Paramètres du réseau) > Paramètres avancés > Redirection de port.
  3. Crée deux règles pour l’ordinateur sous Linux (IP 192.168.86.101) :
    • Règle 1 : Port interne 80, Port externe 80, Protocole TCP.
    • Règle 2 : Port interne 443, Port externe 443, Protocole TCP.

Pour vérifier, on peut utiliser https://www.yougetsignal.com/tools/open-ports/ pour le port 80 et pour le port 443.

étape 3 : Installer NGinx Proxy Manager

J’ai installé Docker et Portainer précédemment sur mon ordinateur Linux. Voir à ce sujet l’article Docker et Portainer sur ubuntu . Je réalise donc l’installation dans le navigateur de mon ordinateur Windows, par Portainer.

Installation de NPM via Portainer

  1. Sur ton PC Windows, ouvre Portainer (https://192.168.86.101:9443).
  2. Ouvre l’environnement HOME
  3. Va dans Stacks (dans le menu de gauche) puis clique sur le bouton + Add stack.
  4. Nomme la stack : nginx-proxy-manager.
  5. Dans l’éditeur, colle le code YAML suivant :
version: '3.8'
services:
  npm:
    image: 'jc21/nginx-proxy-manager:latest'
    container_name: nginx-proxy-manager
    restart: unless-stopped
    ports:
      - '80:80'   # Port pour le trafic HTTP et Let's Encrypt
      - '81:81'   # Port de l'interface d'administration de NPM
      - '443:443' # Port pour le trafic HTTPS sécurisé
    volumes:
      - npm_data:/data
      - npm_letsencrypt:/etc/letsencrypt

volumes:
  npm_data:
  npm_letsencrypt:

Clique sur Deploy the stack. Attends une minute que Docker télécharge l’image et lance le service.

Première connexion et configuration

Une fois que la stack est « Green » (en cours d’exécution) :

  1. Ouvre un nouvel onglet sur ton Windows et tape : http://192.168.86.101:81.
  2. Connecte-toi avec les identifiants par défaut :
    • Email : admin@example.com
    • Mot de passe : changeme
  3. Important : NPM va immédiatement te demander de modifier ton nom, ton email d’administrateur et ton mot de passe. Fais-le soigneusement et note bien ces informations.

étape 4 : Créer le « Pont » dans Nginx Proxy Manager

Maintenant, on dit à ton ordinateur Linux quoi faire quand il reçoit une demande pour « pdf ».

  1. Connecte-toi à NPM sur ton navigateur Windows : http://192.168.86.101:81.
  2. Va dans l’onglet Proxy Hosts et clique sur Add Proxy Host.
  3. Onglet « Details » :
    • Domain Names : pdf.DOMAINE.com (appuie sur Entrée).
    • Scheme : http.
    • Forward Name/IP : 192.168.86.101.
    • Forward Port : 8080.
    • Coche Block Common Exploits et Websockets Support.

Normalement à ce stade, si je tape https://pdf.DOMAINE.com dans un navigateur, il pointe vers mon ordinateur linux mais rien ne s’affiche car le navigateur bloque l’accès à un site non sécurisé. Il manque en effet un certificat Let’s Encrypt qui garantit que le site est correctement encrypté.

étape 5 : installer un certificat Let’s Encrypt

Tu as maintenant tous les ingrédients : un nom de domaine (DOMAINE.com), un serveur prêt (sous Linux) et un chef d’orchestre (Nginx Proxy Manager).

Voici l’étape indispensable pour que https://pdf.DOMAINE.com affiche ton Stirling PDF avec le cadenas vert. En effet, le cadenas vert ne s’affiche que si mon site a un certificat qui dit que je possède bien le domaine DOMAINE.com et que le navigateur parvient à utiliser un protocole de cryptage moderne (TLS 1.2 ou 1.3) pour l’afficher.

  1. Connecte-toi à NPM sur ton navigateur Windows : http://192.168.86.101:81.

2. Sur la ligne pdf.domaine.com clique sur les trois petits points verticaux tout à droite (sous la colonne « Status »). Clique sur Edit (Modifier). Une fenêtre surgissante (pop-up) va s’ouvrir. Tu y verras alors plusieurs onglets en haut : Details, Custom locations, SSL, et Advanced. Clique sur l’onglet SSL.

  • Coche HTTP/2 Support et HSTS Enabled (c’est mieux pour la sécurité et la rapidité).
  • Dans le menu déroulant « SSL Certificate », choisis Request a new SSL Certificate.
  • Coche Force SSL (pour que personne ne reste en non-sécurisé).

3. Clique sur Save

NPM va mouliner pendant 30 secondes. Il est en train de discuter avec Let’s Encrypt pour prouver que tu es bien le propriétaire de DOMAINE.com

étape 6 : vérifier tout

On a installé un un Proxy Host, quelque chose qui dit « Si quelqu’un demande pdf.DOMAINE.com, envoie-le vers 192.168.86.101 sur le port 8080 (Stirling PDF) »

Maintenant, si je tape pdf.DOMAINE.com dans le navigateur de n’importe quel ordinateur, dans le monde entier, j’ouvrirai un accès à mon logiciel de gestion de pdf, Stirling PDF !

Je peux même créer une application (PWA pour Progressive Web App) qui m’évitera d’utiliser mon navigateur. Il me suffit de cliquer sur « ouvrir dans l’appli » qui aparaît à droite de l’url pdf.DOMAINE.com en haut du navigateur.

Et voilà !

Installer et régler Stirling PDF via Docker

Installer et régler Stirling PDF via Docker

Avant de suivre ce tutoriel, je te recommande vivement de lire l’article Docker (et Portainer) – regrouper les données qui explique pourquoi il est important de bien organiser les fichiers de tes containers dès le départ. Tu peux aussi télécharger la checklist PDF et la garder sous la main pendant l’installation.

Note pour les lecteurs : le YAML utilisé ici crée des « named volumes » gérés par Docker (et Portainer) dans un dossier système caché. Si tu veux pouvoir sauvegarder facilement tes données, il faut les relocaliser dans /home/USER/docker/stirling-pdf/. La procédure complète est expliquée dans l’article Docker (et Portainer) — regrouper les données, section « Pour Stirling PDF ».


Cette action a été réalisée après avoir installé Docker et Portainer sur mon PC ubunto (cf l’article Docker et Portainer sur ubuntu). Les actions ont été réalisées à partir de Portainer, dans un navigateur web de mon ordinateur Windows. Mais stirling PDF est installé dans un container Docker sur l’ordinateur Linux.

Maintenant que tu es dans Portainer, on va utiliser ce qu’on appelle un « Stack ». C’est une façon élégante de dire « un fichier de configuration qui installe tout d’un coup ».

Installer Stirling PDF à partir de Portainer

  1. Dans Portainer, clique sur ton environnement « local », puis va dans l’onglet « Stacks » à gauche.
  2. Clique sur le bouton « + Add stack ».
  3. Donne-lui un nom : stirling-pdf.
  4. Dans la zone « Web editor », copie et colle ce bloc de code (c’est le fameux Docker Compose, en YAML) :
version: '3.3'
services:
  stirling-pdf:
    image: stirlingtools/stirling-pdf:latest
    container_name: stirling-pdf
    restart: always
    ports:
      - '8080:8080'
    volumes:
      - stirling_trainingData:/usr/share/tesseract-ocr/5/tessdata
      - stirling_extraConfigs:/configs
      - stirling_customFiles:/customFiles
      - stirling_logs:/logs
    environment:
      - DOCKER_ENABLE_SECURITY=true
      - OCR_LANGUAGES=fra,eng
      - INSTALL_BOOK_AND_ADVANCED_HTML_OPS=false
      - TZ=Europe/Paris

volumes:
  stirling_trainingData:
  stirling_extraConfigs:
  stirling_customFiles:
  stirling_logs:

Le code contient les instructions pour que Stirling PDF puisse faire de la reconnaissance de caractères (OCR) en anglais et en français. Il prévoit aussi qu’il redémarre tout seul si l’ordinateur Linux redémarre et règle le fuseau horaire sur Europe/Paris.

Le code prévoit aussi que DOCKER_ENABLE_SECURITY=true. Cela obligera toute personne qui accèderai à l’application à entrer un nom d’utilisateur et un mot de passe. Je le prévois tout de suite car on verra plus tard comment je peux accéder à mon logiciel Stirling PDF de partout.

Descends tout en bas et clique sur « Deploy the stack ». Docker va télécharger l’image (cela peut prendre 1 ou 2 minutes selon ta connexion car Stirling PDF est un outil complet).

Utiliser Stirling PDF

Une fois que le statut passe à « Running » (vert) dans Portainer :

  1. Retourne sur ton navigateur Windows.
  2. Ouvre un nouvel onglet et tape : http://[IP_DU_BEELINK]:8080 (ici c’est du http classique, sans le « s »).
  3. Victoire ! Tu devrais voir l’interface magnifique de Stirling PDF.

Identifiants de connexion par défaut

  • Nom d’utilisateur: admin
  • Mot de passe: stirling

La page http://192.168.86.152:8080/ me propose de télécharger pour windows. Ne pas le faire car ca crée un programme windows standalone.

Par contre je peux installer une PWA (Progressive Web App) lorsque j’aurai un certificat permettant l’affichage https de stirling PDF.

Docker et Portainer sur ubuntu

Docker et Portainer sur ubuntu

J’ai décidé d’installer un système de lecture et édition de pdf sur un PC (linux) qui sera accessible en permanence dans mon réseau local et de l’extérieur. J’ai choisi d’installer StirlingPDF, dans un « container », après avoir lu des articles (en particulier sur le site xda-developers.com).

Ajout du 2 mai 2026

Un mot sur l’organisation des données : dans ce tutoriel, Portainer est installé avec un « named volume » (portainer_data) géré automatiquement par Docker. C’est le comportement par défaut — simple à mettre en place, mais qui rend les sauvegardes difficiles car les fichiers sont stockés dans un dossier système caché.

Une fois à l’aise avec Docker, je te recommande de lire l’article Docker (et Portainer) – regrouper les données pour apprendre à tout centraliser au même endroit en vue de sauvegardes automatiques.

c’est quoi un container, Docker et Portainer ?

Claude (IA) a concocté une belle métaphore pour expliquer ça :

Imagine que tu veuilles installer plusieurs petits ateliers spécialisés dans ton entreprise : un pour le découpage, un pour la peinture, un pour l’assemblage. Plutôt que de construire des bâtiments séparés (coûteux et compliqué), tu installes des préfabriqués modulaires dans ton hangar existant. Chaque préfabriqué est indépendant, contient exactement ce dont l’atelier a besoin, et si l’un brûle, les autres continuent de fonctionner.

Docker, c’est le système de préfabriqués. Chaque logiciel (ton outil PDF, ta domotique, ta gestion documentaire) vit dans sa propre boîte étanche appelée « conteneur ». Il n’interfère pas avec les autres, et si tu en as marre, tu jettes la boîte sans laisser de trace.

Portainer, c’est le chef de chantier. Sans lui, tu gérerais tes préfabriqués en tapant des ordres cryptiques dans un terminal. Avec lui, tu as un tableau de bord visuel : tu vois d’un coup d’oeil quels ateliers tournent, tu peux les démarrer, les arrêter, lire leurs journaux de bord, tout ça avec ta souris.

En résumé, Docker permet de créer des compartiments avec tout ce qui est nécessaire à un logiciel. Portainer est une interface de gestion web, pour accéder aux containers de façon simple, sans recourir à la ligne de commandes.

Go ! On installe Docker

Ouvre ton terminal sur Ubuntu et suis ces étapes :

1. Nettoyage et préparation

On s’assure que le système est à jour et qu’il n’y a pas de vieux restes de Docker.

sudo apt update
sudo apt upgrade -y

2. Installation du dépôt officiel Docker

C’est la méthode la plus propre pour avoir une version toujours à jour. Copie et colle ce bloc d’un coup :

# Ajoute la clé GPG officielle de Docker :
sudo apt-get update
sudo apt-get install ca-certificates curl
sudo install -m 0755 -d /etc/apt/keyrings
sudo curl -fsSL https://download.docker.com/linux/ubuntu/gpg -o /etc/apt/keyrings/docker.asc
sudo chmod a+r /etc/apt/keyrings/docker.asc

# Ajoute le dépôt aux sources Apt :
echo \
  "deb [arch=$(dpkg --print-architecture) signed-by=/etc/apt/keyrings/docker.asc] https://download.docker.com/linux/ubuntu \
  $(. /etc/os-release && echo "$VERSION_CODENAME") stable" | \
  sudo tee /etc/apt/sources.list.d/docker.list > /dev/null
sudo apt-get update

3. Installation de Docker et Docker Compose

sudo apt-get install docker-ce docker-ce-cli containerd.io docker-buildx-plugin docker-compose-plugin

4. Utiliser Docker sans « sudo »

C’est indispensable pour ton confort. Cela permet de lancer des commandes Docker sans que l’ordi ne te demande ton mot de passe à chaque fois.

sudo usermod -aG docker $USER

IMPORTANT : Pour que cette modification soit prise en compte, tu dois redémarrer ta session Ubuntu (déconnexion/reconnexion) ou redémarrer carrément le Beelink.

5.  Vérification

Une fois que tu as redémarré ta session, ouvre un terminal et tape :

docker run hello-world

Si tu vois un message disant « Hello from Docker ! », c’est gagné : ton Beelink est officiellement un serveur capable de faire tourner des conteneurs.

Ca fonctionne !

Et maintenant, installation de Portainer

Portainer est l’interface de gestion visuelle de Docker.

Portainer est lui-même un conteneur Docker. Il va « surveiller » Docker pour toi et t’offrir une interface web simplifiée.

créer un volume pour les réglages de Portainer

Crée un volume pour que Portainer garde tes réglages en mémoire même si tu redémarres l’ordi :

docker volume create portainer_data

Lance l’installation de Portainer

docker run -d -p 8000:8000 -p 9443:9443 --name portainer --restart=always -v /var/run/docker.sock:/var/run/docker.sock -v portainer_data:/data portainer/portainer-ce:latest

Accède à l’interface depuis ton Windows 11

  • Ouvre ton navigateur et tape : https://[IP_DU_BEELINK]:9443
  • Note : Ton navigateur va te dire que la connexion n’est pas privée (car c’est un certificat auto-signé). Clique sur « Paramètres avancés » puis « Continuer vers le site ».
  • Crée ton compte administrateur (choisis un mot de passe et garde-le bien).

Ca fonctionne !

proxmox ou pas ?

proxmox ou pas ?

J’ai un ordinateur sous linux que je veux utiliser pour plusieurs activités :

  • examiner l’offre logicielle Linux pour étudier l’éventualité de quitter complètement l’environnement Windows ;
  • héberger un système de traitement de pdf interne (pour ne pas acheter des solutions coûteuses et éviter les systèmes en ligne désastreux pour la confidentialité) ;
  • héberger un système domotique pour ma maison et mon bureau ;
  • peut-être héberger un système de gestion documentaire ;
  • apprendre à bien utiliser les moyens modernes d’installation de logiciels (docker, virtualisation, ….) et de sécurisation des réseaux.

Ca fait beaucoup d’activités !

Mais j’avais besoin de savoir si je choisissais d’installer Proxmox, dont j’avais entendu parler. Il me semblait qu’il y avait en particulier l’intérêt d’une grande sécurité (voir en particulier cet article d’Aurélien Brunet : Domotique Indestructible : Créez un Cluster Proxmox à Haute Disponibilité pour Home Assistant).

J’ai demandé à Claude (Sonnet 4.6) et voici ce qu’elle m’a répondu :

« Docker/Portainer : le bon choix pour toi, maintenant

Tu as eu raison. Voici pourquoi :

Tu gardes un vrai ordinateur. Ton Beelink reste utilisable comme PC Ubuntu au quotidien, ce qui correspond exactement à ton premier objectif : explorer l’écosystème Linux comme alternative à Windows. Avec Proxmox, la machine devient un serveur pur, tu perds cet usage desktop.

La courbe d’apprentissage est progressive. Tu vas déjà apprendre Docker, Portainer, les réseaux, le reverse proxy, les certificats SSL, Samba… C’est déjà substantiel. Proxmox t’aurait ajouté une couche de complexité (gestion des VMs, des bridges réseau, des snapshots) avant même de commencer.

Pour tes usages prévus, Docker suffit largement. Stirling PDF, Home Assistant, Paperless-ngx (gestion documentaire) : tous ont des images Docker maintenues et documentées. Tu n’as pas besoin de l’isolation totale que donne Proxmox. »

Ces arguments m’ont convaincue. J’ai donc décidé de me passer de Proxmox pour l’instant.

Dans les prochains articles je vais explorer Docker et Portainer en installant un système de gestion des PDF, stirlingPDF puis voir comment accéder à stirlingPDF de l’extérieur par un reverse Proxy et un certificat Let’s Encrypt.