Raspberry Pi : créer un serveur de musique avec mpd

Raspberry Pi : créer un serveur de musique avec mpd

J’ai de la musique digitalisée sur un disque dur. Je voudrais la partager dans toute la maison sans avoir à laisser un PC gourmand en route 24/24. Je crée donc un serveur de musique sur un Raspberry Pi disposant d’un disque dur externe. J’utilise mpd comme serveur.

Note du 11/1/2018 : ce serveur ne me plaisait pas vraiment car je ne trouvais pas d’application Android vraiment agréable pour le gérer. Et je ne voyais pas comment l’utiliser pour gérer des listes de lecture et des destinations différentes. J’ai donc repris le collier sur le sujet. J’ai créé d’autres articles de la série pour créer un serveur bien mieux, avec mini DLNA et UPnP.

Dernière MAJ : 11 janvier 2018

Comment fonctionne un serveur de musique ?

J’ai eu beaucoup de mal à comprendre quoi choisir…

Je me suis refusée à prendre des systèmes qui arrivent avec la distribution, je voulais apprendre quelque chose en installant un serveur par dessus une distribution Raspbian classique (Jessie Lite dans mon cas).

Lorsqu’on a de la musique sur un disque dur, il nous faut trois éléments pour pouvoir l’entendre quelque part :

  1. un serveur de musique, qui gère les fichiers, les indexe et les met à disposition ;
  2. un client, qui agit sur le serveur pour lui dire quoi jouer, créer des « playlists », lui dire où émettre les sons générés par la playlist.
  3. un « renderer » (je ne vois pas comment traduire ça), qui restitue la musique dans des haut-parleurs.

mpd tient lieu de serveur. Sur le même pi, on place un client (mpc) avec lequel on peut intéragir en ligne de commande. Et si on connecte le Pi contenant mpd à des haut-parleurs (ou à un ampli), c’est mpd qui assure la fonction de « renderer ».

Si je veux jouer de la musique à partir du même disque dur dans d’autres endroits, j’ai deux possibilités :

  1. lire le flux audio du premier Pi et le jouer sur l’équipement qui le lit. Par exemple, je peux l’écouter sur une tablette équipée de MPdroid, qui va tenir lieu de client, mais qui va aussi servir de renderer pour un éventuel flux audio.
  2. installer d’autres Pi équipés de mpd. Dans ce cas, il semblerait (je n’ai pas encore essayé) qu’il faut installer icecast sur le premier Pi et c’est icecast qui se charge de transmettre les fichiers au deuxième Pi.

Préparer le Raspberry Pi

J’utilise un Raspberry Pi B+, avec un dongle wifi Edimax EW-7811Un. Pour le préparer, suivre ces trois autres articles de ce site :

J’ai donc un Pi correctement installé, avec un disque dur externe monté sur le répertoire /media/iomega et partagé par samba.

Note du 2/1/2018 : je l’ai aussi fait sur un Pi 3 sans souci

Installer mpd

J’ai principalement utilisé les sources suivantes :

Installer le serveur mpd, le client mpc et le gestionnaire de son alsa-utils.

apt-get install mpd mc alsa-utils

Installer les codecs qui pourraient être utiles :

apt-get install lame flac faad vorbis-tools

Vérifier que le son sort du Raspberry Pi

brancher des haut-parleurs dans la prise jack audio du Pi. On utilise la carte audio (plutôt mauvaise sur le Pi version 1).

Selon cet article, en anglais, on teste un son comme ça :

aplay /usr/share/sounds/alsa/Front_Right.wav

Si aucun son ne sort, on vérifie que le driver audio Broadcom est bien présent

lsmod | grep snd_bcm2835

S’il y a quelque chose qui s’affiche, c’est bon. Sinon, il faut charger le driver avec

modprobe snd_bcm2835

Si la commande s’éxécute sans message d’erreur c’est que c’est bon.

Mais aucune des deux commandes suivantes ne produit de son dans mes hauts parleurs

speaker-test -t sine -f 440 -c 2 -s 2
aplay /usr/share/sounds/alsa/Front_Center.wav

Je force donc l’utilisation de la sortie analogique dans laquelle les haut-parleurs sont connectés. Sinon c’est la sortie HDMI qui est utilisée par défaut.

amixer cset numid=3 1

Je n’entend toujours rien. Je monte le volume des haut-parleurs et là c’est bon.

configurer mpd

Pour bien comprendre le contenu du fichier de configuration, voir The Music Player Daemon – User’s Manual.

mpd a en principe créé un utilisateur ‘mpd’, qui appartient au groupe ‘audio’.

Modifier la configuration de samba

Les utilisateurs du groupe ‘audio’ doivent pouvoir lire les contenus de /media/iomega/MULTIMEDIA/musique et écrire dans /media/iomega/MULTIMEDIA/mpd.

Dans etc/smb.conf etc/samba/smb.conf (modifié le 2/1/2018)

valid users = @users, @audio  #utilisateurs ayant le droit de lire = de groupes @group
read only = yes
write list = @users, @audio   # utilisateurs ayant droit d’écrire
browseable = yes
public = yes

Je pense que ça ne sert à rien de régler valid users  et write list  puisque j’ai défini public=yes .

Modifier la configuration de mpd

éditer /etc/mpd.conf pour que :

music_directory		"/media/iomega/MULTIMEDIA/musique"
playlist_directory	"/media/iomega/MULTIMEDIA/musique/mpd"
db_file			"/media/iomega/MULTIMEDIA/musique/mpd/mpd.db"
user			« mpd »
#group               	"audio"
auto_update     	"yes"

volume_normalization    "yes"

bind_to_address          "192.168.1.102"
port			 "6600"

audio_output {
	type		"alsa"
	name		"Ampli salon"
#	device		"hw:0,0"	# optional
#	mixer_type      "hardware"      # optional
#	mixer_device	"default"	# optional
#	mixer_control	"PCM"		# optional
#	mixer_index	"0"		# optional
}

auto_update permet une mise à jour automatique de la base de données lorsque les fichiers sont modifiés.

Le réglage de la sortie audio de type « alsa » est identique à la configuration par défaut. La seule différence est le nom de cette sortie (« ampli salon »), qui permet d’identifier les sorties dans les clients.

Note : Si j’utilisais une carte son usb, il faudrait changer la ligne device             « hw:0,0 » , probablement en mettant « hw:1,0 ».

Pour savoir quels sont les numéros de cartes audio, taper :

cat /proc/asound/modules

Ça dit quelque chose comme :

0 snd_bcm2835
1 snd_sub_audio

La carte audio du Pi (driver snd_bcm2835) est numérotée 0. La carte USB (ici driver snd_sub_audio) est n°1.

On peut le vérifier en connectant la carte USB aux haut-parleurs puis en tapant :

aplay -D plughw:1,0 /usr/share/sounds/alsa/Front_Right.wav

Si le volume est suffisant (assez élevé), on entend une voix qui dit « front » puis « right ».

Ca fonctionne avec une carte audio à 2.82 € pièce (livraison gratuite si au moins 3 achetées) achetée sur ce site chinois.

J’ai par erreur laissé le # devant group. Cette instruction n’est donc pas utilisée. Ca n’a pas gêné, sans doute car j’avais réglé le disque comme public avec samba.

Créer les répertoires, fichiers et droits d’accès nécessaires

Créer tous les répertoires ou fichiers listés dans etc/mpd.conf et qui n’existent pas. Ensuite, j’ai placé mon utilisateur windows (alwindows) dans le groupe audio, et l’utilisateur mpd dans le groupe users mais je ne suis pas certaine que ça soit indispensable.

adduser mpd users
adduser mpd audio
adduser alwindows audio

Régler les droits d’accès et les propriétaires de tout ce qui se trouve dans les répertoires utilisés par mpd et définis dans mpd.conf :

chown -R mpd:audio /media/iomega/MULTIMEDIA
chmod -R g+rwx /media/iomega/MULTIMEDIA

chown -R mpd:audio /var/log/mpd
chmod -R g+rwx /var/log/mpd

chown -R mpd:audio /run/mpd
chmod -R g+rwx /run/mpd

chown -R mpd:audio /var/lib/mpd
chmod -R g+rwx /var/lib/mpd

Redémarrer samba :

service smbd restart

lancer mpd

mpd

Si bug « « socket: Failed to bind to ‘192.168.1.102:6600’: Address already in use » arrêter mpd avec :

service mpd stop

Puis le redémarrer avec

mpd --no-daemon --stdout --verbose

On voit la base de données qui se met à jour. Ca défile de 19h45 à 19h53 pour 65 Go de musique.

En cas de problème, il peut être utile de lire le log /var/log/mpd/mpd.log

Normalement, pour lancer mpd comme un service, on tape :

/etc/init.d/mpd start

tester avec MPdroid

MAJ : MPdroid fonctionne correctement mais son interface utilisateur est vraiment compliquée. J’ai installé M.A.L.P. – MPD Client, et c’est plus simple à utiliser.

Il suffit de renseigner l’adresse du serveur (192.168.1.102) et du port (6600) et le client se lance sur une tablette android.

Ca fonctionne : de ma tablette je déclenche de la musique.

Ecouter des radios web avec mpd

Je me suis inspirée de Un serveur musical avec MPD et Installation de MPD sur un raspberry pi !.

Dans le répertoire déclaré en tant que « playlist_directory » lors de la configuration de mpd (« /media/iomega/MULTIMEDIA/musique/mpd »), créer un fichier radios.m3u , dans lequel on place les url des radios sous la forme :

#EXTM3U
#EXTINF:-1,Country
http://streaming.radionomy.com/NashvilleEdge

Les sites European radios  et flux Radio liste les adresses de streaming des radios.

Ensuite, régler le propriétaire et les droits d’accès de ce fichier :

chown -R mpd:audio /media/iomega/MULTIMEDIA/musique/mpd/radios.m3u
chmod -R g+rwx /media/iomega/MULTIMEDIA/musique/mpd/radios.m3u

Réglages et création d’un flux audio

Imaginons que j’aime bien la musique qui se joue dans le salon et que j’ai envie de l’écouter dans mon bureau. Dans ce cas, il me suffit d’écouter le flux audio issu du salon. Mpd peut être configuré pour générer un flux audio qu’on peut écouter avec un navigateur internet ou autre lecteur de musique capable de lire un flux internet. On peut même créer une radio web diffusée à l’extérieur. Mais bon, ce n’est pas ce que je veux faire !

Pour générer un flux audio, éditer etc/mpd.conf et régler le « audio_output » de type « httpd » :

audio_output {
	type		"httpd"
	name		"flux httpd"
	encoder		"lame"			# optional, vorbis or lame
	port		"8000"
	bind_to_address "192.168.1.102"   		# optional, IPv4 or IPv6
	quality		"5.0"			# do not define if bitrate is defined
#	bitrate		"128"			# do not define if quality is defined
	format		"44100:16:1"
	max_clients "0"         # optional 0=no limit
}

redémarrer mpd avec service mpd restart .

Pour accéder au flux ainsi défini, on tape l’adresse suivante dans un navigateur (ou un lecteur capable de lire un flux réseau) :

  • http://192.168.1.102:8000/mpd.mp3 si on a réglé l’encodeur sur « lame »
  • http://192.168.1.102:8000/mpd.ogg si on a réglé l’encodeur sur « vorbis »

Mais cette adresse ne fonctionne que si l’on a lancé la génération d’un flux de streaming avec un client. J’ai utilisé Chimney, disponible gratuitement sur le « store » Windows 10 :

  • lancer la lecture de quelque chose ;
  • dans l’onglet général, cocher « stream to desktop » ;
  • dans l’onglet output, cochés les outputs « ampli salon » et « flux httpd » (ce sont les noms que j’ai défini dans mpd.conf) ;
  • dans l’onglet streaming, rien à faire si on n’a pas modifié le port par défaut (8000).

Ensuite, je peux ouvrir le flux audio, dans VLC ou un navigateur internet.

Utilisation de MPdroid

MPdroid est un client android pour mpd.

MAJ : MPdroid fonctionne correctement mais son interface utilisateur est vraiment compliquée. J’ai installé M.A.L.P. – MPD Client, et c’est plus simple à utiliser.

Une fois que le client est installé, il suffit de renseigner les éléments suivants :

  • Hôte : 192.168.1.102
  • Port : 6600
  • Hôte streaming : 192.168.1.102
  • Port streaming : 8000
  • Mot de passe : rien
  • Suffixe url streaming : mpd.mp3
  • Notification persistante : pas coché

Utilisation de VLC (sur PC) pour lire le flux audio

Pour créer un lien rapide vers le flux, on ouvre le flux une première fois à la main, en indiquant http://192.168.1.102:8000/mpd.mp3 dans Média / ouvrir un flux réseau. On lance la lecture.

Ensuite, dans Média / Enregistrer la liste de lecture, on enregistre, par exemple sous le nom salon-stream.xspf  .

Celà crée un fichier (que l’on peut éditer avec notepad++ par exemple) :

<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<playlist xmlns="http://xspf.org/ns/0/" xmlns:vlc="http://www.videolan.org/vlc/playlist/ns/0/" version="1">
	<title>Liste de lecture</title>
	<trackList>
		<track>
			<location>http://192.168.1.102:8000/mpd.mp3</location>
			<title>flux httpd</title>
			<extension application="http://www.videolan.org/vlc/playlist/0">
				<vlc:id>2</vlc:id>
				<vlc:option>network-caching=1000</vlc:option>
			</extension>
		</track>
	</trackList>
	<extension application="http://www.videolan.org/vlc/playlist/0">
			<vlc:item tid="0"/>
	</extension>
</playlist>

Et voilà, un simple clic et j’accède au flux audio sur mon ordinateur Windows.

Et maintenant ?

Je peux explorer l’intérêt de disposer d’UPnP comme expliqué dans cet article de « lesbonscomptes.com » ou avec un media player spécifique tel que proposé ici sur GitHub.

Il faut aussi que je trouve un client sous Windows 10 plus agréable que Chimney.

Monter un disque dur externe partagé sur un Raspberry Pi

Monter un disque dur externe partagé sur un Raspberry Pi

Je veux disposer d’un disque dur accessible en permanence dans la maison. Mais je ne souhaite pas le connecter à un PC à cause de la consommation d’énergie d’un tel appareil. Je vais donc le connecter à un Raspberry Pi qui pourra rester allumer en permanence et mettre les fichiers à disposition.

31/08/2022 : Je viens de mettre en service un Raspberry Pi 3B et le contenu de cet article est toujours d’actualité. J’ai juste apporté quelques précisions. 

Préparer le Raspberry Pi

J’ai utilisé un Raspberry Pi 3B, avec un dongle wifi Edimax EW-7811Un.

J’ai installé l’OS Raspberry  Lite en 64 bits  (version de fin août 2022) selon la méthode décrite dans Mise en service d’un Raspberry Pi.

Mettre le Pi à jour

Exécuter

apt update

apt upgrade

Connecter un disque dur ou une clé USB

J’ai connecté une clé USB de 32 Go.

Un disque dur doit avoir une alimentation externe. Le Pi ne pourra pas lui fournir assez d’énergie. Le disque est donc connecté d’une part à une source d’énergie, d’autre part à un port USB du Raspberry Pi pour l’échange de données.

On peut connecter le disque au Pi sans manipulations préalables. Mais ensuite il faut faire des réglages pour accéder au disque et le partager avec d’autres équipements du réseau local.

Pour ce qui suit, je me suis inspirée principalement des articles suivants :

identifier le type de disque dur

Pour savoir quel type de disque dur on a, on tape :

blkid

Le Pi nous répond avec la liste des unités de stockage qu’il a identifié. Pour moi, il y a les 3 partitions de la carte SD du Pi et le disque dur IOMEGA_HDD que je viens de connecter :

blkid-pour identifier un disque dur externe

J’apprends ainsi que le disque est monté comme sda1 et qu’il est de type NTFS (le système de fichiers).

Comme le disque utilise le système NTFS, j’installe les drivers correspondants sur le Pi :

apt-get install ntfs-3g

Monter le disque de manière permanente

Si je décide de connecter un autre disque dur, ou une clé USB, le disque Iomega pourrait devenir sda2 et je ne saurai plus comment y accéder. Il faut donc lui donner une « adresse » permanente.

On crée un répertoire sur lequel on va monter le disque dur :

mkdir /media/iomega

Evidemment on peut appeler le répertoire comme on veut, la seule contrainte est que ce soit un sous-répertoire de /media .

Il faut pouvoir donner l’accès à ce répertoire. Dans mon cas, c’est à l’utilisateur al que je veut donner l’accès. Pour savoir quel est l’identifiant de l’utilisateur (-u ) al et du groupe (-g )correspondant, je tape :

id -u al
id -g al

La réponse est 1001 pour les deux. Je sais donc que ‘group id’ est 1001 et ‘user id’ est 1001. Pour donner la propriété d’un répertoire au fichier, on définit d’abord l’utilisateur, ensuite le groupe ([utilisateur]:[groupe] ) :

chown 1001:1001 /media/iomega

Pour monter le disque dur de manière permanente sur /media/iomega :

mount -t ntfs-3g -o uid=1001,gid=1001 /dev/sda1 /media/iomega

Si le disque était en FAT32, j’aurais utilisé -t vfat  à la place de -t ntfs-3g .

02/01/2018 : En entrant cette commande j’ai eu une erreur « Mount is denied because the NTFS volume is already exclusively opened.« . J’ai simplement déconnecté le disque avec la commande umount /dev/sda1  puis exécuté de nouveau la commande précédente.

A partir de maintenant, si je veux déconnecter le disque dur, j’utilise la commande :

umount /media/iomega

Dans /etc/fstab , j’ajoute la ligne suivante :

/dev/sda1     /media/iomega   ntfs   nofail,uid=1001,gid=1001   0       0

Noter la règle nofail , qui permet d’éviter que le Pi ne bloque au démarrage si le disque dur n’est pas connecté ou pas prêt. On vérifie que tout va bien avec mount –a . S’il n’y a pas d’erreur, pas de souci.

Enfin, j’ajuste les paramètres de démarrage du Pi pour laisser le temps au disque dur de démarrer et d’être monté.

On édite /boot/cmdline.txt  et on ajoute rootdelay=5  à la fin de l’unique ligne qu’il contient :

dwc_otg.lpm_enable=0 console=serial0,115200 console=tty1 root=/dev/mmcblk0p2 rootfstype=ext4 elevator=deadline fsck.repair=yes rootwait rootdelay=5

Je redémarre le Raspberry Pi et je vérifie que tout va bien en allant regarder le contenu de /media/iomega.

A ce stade, je fais une copie de la carte SD.

Accès au disque par Filezilla

A ce stade je peux transférer des fichiers dans la clé USB en utilisant Filezilla pour un accès FTP.

Partager le disque dur avec Samba

Pour cette phase, j’ai suivi les instructions de ces deux sites :

Samba a été installé lors de la mise en service du Pi. Il ne reste plus qu’à le configurer pour partager le disque dur externe. Il vaut mieux créer une copie du fichier de configuration avant de le modifier :

cp /etc/samba/smb.conf /etc/samba/smb.old

On édite ensuite /etc/samba/smb.conf  et on y ajoute tout à la fin :

[MUSIC]
comment = Musique AL
path = /media/iomega
valid users = @users
force group = users
create mask = 0660
directory mask = 0771
read only = no
browseable = yes
public = yes

Je ne suis pas très sûre des raisons d’être de la plupart des lignes. Mais valid users  définit que tous les utilisateurs du groupe users auront droit d’accès.

On redémarre samba pour utiliser les nouveaux paramètres :

service smbd restart

Accéder au disque de l’extérieur

Avec certaines versions de Windows, je peux maintenant voir le disque Iomega dans l’explorateur de fichiers, sous « réseau ». Avec d’autres versions (Windows 10 en particulier), il faudra que je crée une « connexion réseau ». Mais dans tous les cas Windows me demandera un nom d’utilisateur et un mot de passe…

créer un nom d’utilisateur Samba

Sur le Pi, j’ajoute un utilisateur ‘alwindows’ qui fera partie du groupe users, que j’ai précédemment défini comme pouvant accéder au disque (dans smb.conf).

useradd alwindows -m -G users

Je crée un mot de passe samba pour cet utilisateur. Le Pi me demande de l’entrer deux fois :

smbpasswd -a alwindows

Je redémarre samba.

service smbd restart

Sous Windows 10, créer un lecteur réseau

Dans l’ordinateur Windows si je vois le disque dur sous « Réseau », je clique dessus et je met cet utilisateur et le mot de passe.

Le disque dur du Raspberry Pi vu dans l'explorateur Windows

Sous Windows 10 (et dans d’autres cas si mes souvenirs sont bons), il faut créer un lecteur réseau.

Dans l’explorateur de fichier, cliquer à droite sur « Ce PC » et choisir « connecter un lecteur réseau » :

Créer un lecteur réseau sous WIndows 10 - étape 1

Indiquer la localisation du lecteur : \\NomDuPi\NomDuDisqueDansSamba :

Créer un lecteur réseau sous WIndows 10 - étape 2

Entrer le nom d’utilisateur Samba et le mot de passe précédemment défini :

Créer un lecteur réseau sous WIndows 10 - étape 3

J’ai maintenant accès au disque dur géré par le Raspberry Pi sous « Ce PC »

Créer un lecteur réseau sous WIndows 10 - et voilà !

Et voilà. Les fichiers de ce disque sont accessibles 24h sur 24 sans laisser un ordinateur énergivore en fonctionnement !

Une application android pour afficher une page web d’un Raspberry Pi

Une application android pour afficher une page web d’un Raspberry Pi

J’ai un Raspberry Pi réglé en tant que serveur web et qui gère motion, un programme pour configurer et diffuser des flux vidéos. L’un de ces flux vidéos provient d’une vieille tablette android, dont la caméra avant a été transformée en caméra IP (article ici). Ce que je veux maintenant c’est que la tablette, qui sera fixée au mur dans un couloir, affiche en permanence le contenu d’une page web qui montre entre autres les flux vidéos capturés. J’ai donc créé une application android pour la tablette, avec App Inventor.

Je considère ici que le lecteur connaît le fonctionnement d’App Inventor. Si ce n’est pas le cas, cette page en anglais donne les bases.

Document et fichiers de l’application mis à jour le 19/7/2016 pour permettre à l’utilisateur de définir l’url à afficher. Voir paragraphe « la version 3 ».

L’application avec App Inventor

Pour afficher une page web avec une application App Inventor, on a deux solutions possibles :

  1. avec un « web viewer » ;
  2. avec « activity starter », qui démarre alors le navigateur web de l’appareil ;

Et il faut interdire l’écran d’économie d’énergie

Comme la tablette sera constamment branchée, je préfère qu’elle soit toujours visible plutôt que d’avoir à la « tapoter » à chaque fois.

J’ai donc adopté l’astuce issue de cette source, pour garder l’écran allumé en permanence. Une horloge déclenche toutes les x secondes (TimerInterval) une notification d’alerte. Comme l’alerte a été réglé pour que sa couleur de fond et son texte soient transparents, on ne voit pas qu’elle apparaît et elle empêche l’écran de s’éteindre. C’est la partie when Clock1.Timer  des blocs qui suivent.

Solution 1 avec webviewer

En mode « designer » :

  • screen1 est en sizing  « fixed », ScreenOrientation  en « sensor » ;
  • Dans les « non visible components », on trouve trois composants :
    • webviewer, qui visualise une page web ;
    • notifier1 réglé avec BackgroundColor  et TextColor  sur « none » ;
    • clock1 avec TimerAlwaysFires  et TimerEnabled  cochés, TimerInterval  sur 5000 (ce sont des millisecondes en principe, donc ici 5 secondes)

En mode « blocks » :

Application android App Inventor pour une page web d'un Raspberry Pi

Voici le fichier en .aia utilisable sur MIT App Inventor (à renommer en .aia au lieu de .zip) : raspberry_pi_dashboard_webviewer

Et voici l’affichage qui en résulte (malgré les règles de style responsive…), en mode portrait puis paysage :

Solution 2 avec « Activity Starter »

En mode « designer » :

  • screen1 est en sizing  « fixed », ScreenOrientation  en « sensor » et contient un « label » et un bouton ;
  • Dans les « non visible components », on trouve trois composants :
    • activityStarter, dont la propriété action  est « android.intent.action.VIEW » et la propriété DataUri  est « http://192.168.1.30/ » ;
    • notifier1 réglé avec BackgroundColor  et TextColor  sur « none » ;
    • clock1 avec TimerAlwaysFires  et TimerEnabled  cochés, TimerInterval  sur 5000 (ce sont des millisecondes en principe, donc ici 5 secondes)

En mode « blocks » :

Application android App Inventor avec ActivityStarter

Voici le fichier en .aia utilisable sur MIT App Inventor (à renommer en .aia au lieu de .zip) : raspberry_pi_dashboard_activity_starter

Et voici l’affichage qui en résulte. On voit que c’est nettement mieux adapté car les caractéristiques responsive de ma page sont correctement respectées :

La version 3

L'interface utilisateur Je me suis rendu compte que ce n’était pas très pratique : si l’adresse du tableau de bord change, je suis obligée d’aller changer un bloc dans appinventor puis de reconstruire l’application avant de l’installer sur la tablette destinataire. J’ai donc réalisé une version 3, dans laquelle l’utilisateur décide lui-même quelle sera l’adresse de la page à ouvrir.

J’ai mis l’adresse actuelle de mon tableau de bord par défaut (192.168.1.103) mais l’utilisateur peut maintenant en changer sans difficulté. On peut même taper ‘google.com’ et accéder ainsi à la page http://google.com.

L’interface utilisateur (photo à droite) est très simple : lorsqu’on ouvre l’application, on voit écrit une suggestion d’adresse, qui est aussi l’adresse par défaut. L’utilisateur tape ce qu’il veut et clique sur le bouton « voir le dashboard ». L’application vérifie que cette adresse est valide (dans la photo c’est en cours) puis ouvre l’adresse dans un navigateur. Tant que l’application est active, l’écran ne se met jamais en veille.

Par contre, si on se trompe d’adresse locale, il n’y a pas d’erreur de type 404 qui est renvoyée et l’application cherche éternellement. L’utilisateur peut cependant indiquer une nouvelle adresse dans le champs prévu et relancer avec le bouton « voir le dashboard ». C’est irritant mais pas bloquant…

Pour mettre au point le système de vérification, je me suis inspirée de Check Internet Connection In App Inventor.

L’interface de cette application avec appinventor2 (mode designer)

Vue "designer" App Inventor 2
Le composant « notifier » est réglé sur fond transparent et texte transparent pour être invisible.

Les blocs de programmation avec appinventor 2 (mode blocks)

Vue "blocks" App Inventor 2

Les fichiers résultat

la version .aia utilisable sur MIT App Inventorrenommer en .aia au lieu de .zip) : raspberry_pi_dashboard_V3 (zip / aia)

Fichier Version 3 : Application android (apk)

Et maintenant

J’ai appris que seule la solution 2, avec « activity starter » permet de visualiser correctement une page web dans une application android, en respectant les règles de style.

Voici un fichier zip qui contient la page index.php servie par le Raspberry Pi, la feuille de style associée : index-Pi (zip)

Et voici l’application (apk) téléchargeable sur une tablette (mais attention elle ne fonctionnera que pour lire une page index.html ou index.php située à l’adresse 192.168.1.30) : Application android (apk)

Ma vieille tablette samsung est maintenant transformée en caméra IP (cf cet autre article) et affiche en permanence une page web qui contient le flux vidéo de la tablette elle même (mais servie par un raspberry Pi) et d’une autre caméra. C’est chouette, non ?

Raspberry Pi : connexion internet en wifi et/ou IP fixe

Raspberry Pi : connexion internet en wifi et/ou IP fixe

Cet article a été créé le 4 juillet 2016 et mis à jour périodiquement. La dernière version date du 22 avril 2020.

Les distributions Jessie (ou Jessie Lite) du Raspberry Pi sont réglées par défaut en DHCP avec connexion par cable ethernet. Il peut être utile de créer une connexion wifi ou d’imposer une adresse IP fixe. Voyons comment faire ces réglages.

Note du 22/04/2020 : Document mis à jour pour la version Buster de Raspbian et un Pi 3 (équipé de wifi directement sur le Pi, sans dongle)

Régler la connexion ethernet en IP fixe

Selon « Comment configurer une adresse IP statique sur Raspbian Stretch« 

ls /sys/class/net/  m’indique :

eth0  lo  wlan0

ifconfig  m’indique que seule la connexion eth0 dispose d’une adresse IP. Dans mon cas la connexion wifi (wlan0) n’est pas activée.

Editer /etc/dhcpcd.conf .

Copier les lignes suivantes tout à la fin du fichier :

# Example static IP configuration:
#interface eth0
#static ip_address=192.168.0.10/24
#static ip6_address=fd51:42f8:caae:d92e::ff/64
#static routers=192.168.0.1
#static domain_name_servers=192.168.0.1 8.8.8.8 fd51:42f8:caae:d92e::1

Ensuite modifier ce qui a été collé comme suit :

# IP statique AL :
interface eth0
static ip_address=192.168.1.102/24
static routers=192.168.1.1
static domain_name_servers=192.168.1.1 8.8.8.8

Ou static routers et static domain name servers contient l’adresse du routeur local (ou de la box) et static ip address contient l’adresse IP que l’on souhaite attribuer à notre Pi.

Redémarrer le Pi.

Sur mon routeur, je vois que le Pi a maintenant l’adresse 198.168.1.102.

Régler le wifi (Raspberry Pi 3 sous Stretch)

Voir « Setting wifi up via the command line« .

Il faut indiquer un mot de passe crypté. Par exemple si notre réseau a les caractéristiques suivantes (visibles en éditant wpa_supplicant.conf)  dans le répertoire /etc/wpa_supplicant/ :

network={
	ssid="mon-reseau2"
	psk="password2"
	id_str="home 1"
	priority=2
}

Dans la ligne de commande, on tape wpa_passphrase mon-reseau2 password2.
On obtient en retour :

network={ 
	ssid="mon-reseau2" 
	#psk="password2" 
	psk=261066f1ec7164401fbae41235107dc66eaad93ed991abcf 
}

Il nous suffit de copier le mot de passe encodé à la place du mot de passe en clair.

Archives (pour mémoire)

Tout ce qui suit était valable en novembre 2016. Je le conserve pour mémoire.

Connecter un dongle wifi

A ce stade, le Pi est connecté à notre réseau local par un cable ethernet. il dispose aussi d’un dongle Wifi de bonne qualité (genre Edimax EW-7811Un ou le dongle « officiel » vendu depuis peu pour le Raspberry Pi). C’est important d’avoir déjà le dongle wifi pour que wicd-curses l’identifie dès son installation.

Attention aux versions de Raspbian ...

Pour connaître votre version de Linux, taper uname -a en ligne de commande.

J’ai eu beaucoup de difficultés car j’ai installé le wifi en IP fixe sur un premier Raspberry B+ en utilisant la méthode avec wicd-curses décrite plus bas.

Quelques semaines plus tard, j’ai voulu réitérer sur un deuxième Raspberry Pi B+, avec le même dongle wifi. Et ça n’a pas fonctionné. J’y ai passé des heures sans jamais trouver avant de me résoudre à utiliser une autre méthode, sans wicd-curses.

Cet article présente donc deux méthodes :

  • méthode 1, sans wicd-curses : elle fonctionne avec une version plus récente de Jessie (Linux 4.4.14+ #896 Sat Jul 2 14:16:46 BST 2016 armv6l GNU/Linux .
  • méthode 2, avec wicd-curses : elle fonctionne avec Linux 4.4.13+ #893 Wed Jun 8 14:34:50 BST 2016 armv6l GNU/Linux, un peu plus ancienne.

Méthode 1 : sans wicd-curses

Le wifi ne fonctionne pas au départ sur le Pi. J’ai fini par me rendre compte qu’il fonctionnait, mais avec une adresse IPv6… La solution a été d’identifier le problème puis d’obliger le wifi à prendre une adresse IPv4.

La commande ifconfig wlan0  produit entre autres la ligne inet6 addr: fe80::52c6:c538:7c8:640c/64 . C’est une adresse IPv6…

Pour comparer, on peut taper  ifconfig eth0 , qui nous donne les mêmes informations pour la liaison ethernet. La même ligne devient inet addr:192.168.1.8  Bcast:192.168.1.255  Mask:255.255.255.0 , qui est bien une adresse en IPv4…

Faire fonctionner le wifi en IPv4

La solution (qui m’a paru être un miracle après plusieurs heures de recherches et d’essais infructueux) vient de cette page.

Il suffit de créer le fichier local.conf  (droits 644) dans le répertoire /etc/sysctl.d , de l’éditer et d’y placer la ligne net.ipv6.conf.all.disable_ipv6=1  (sans ; à la fin).

On redémarre le Pi et voilà, wlan0 a une adresse en IPv4 si je lui donne les coordonnées de mon réseau wifi.

Pour donner les coordonnées du réseau wifi, il suffit de suivre les instructions de cette page, sur le site officiel du Raspberry Pi : éditer /etc/wpa_supplicant/wpa_supplicant.conf  et y ajouter les informations du réseau

network={
    ssid="monReseau"
    psk="MonMotdePasse"
}

Mon Pi est maintenant accessible en wifi (lorsque j’enlève le cable ethernet).

Attribuer une IP fixe sans Wicd-curses

Fonctionne correctement avec Jessie #896 auquel j’ai fait la manip qui précède.

Editer /etc/dhcpcd.conf  et ajouter tout à la fin :

interface wlan0

static ip_address=192.168.1.102/24

static routers=192.168.1.1

static domain_name_servers=192.168.1.1 8.8.8.8

Noter que j’ai placé 8.8.8.8 dans domain_name_servers, au côté de l’adresse de mon routeur. Ca permet de connecter le Pi à des sites externes sans connaître leur adresse ip. Ainsi ping google.com  se connecte bien à google.

Dernière chose à faire : vérifier que le dongle wifi ne va pas s’éteindre pour économiser l’énergie ! Pour celà, utiliser la commande iwconfig . On voit ainsi tous les paramètres du wifi :

  • Power Management:off signifie que la clé wifi ne s’éteindra pas lorsqu’elle n’est pas utilisée. Ouf, pas besoin de régler autrement !

interdire au wifi de s’éteindre

Bien que Power Management ait semblé correctement réglé, le wifi se déconnectait et ne se remettait en service qu’en redémarrant le Pi ou en y connectant un cable ethernet.

J’ai trouvé la solution ici. Il faut configurer le driver de la clé (un dongle Edimax EW-7811Un 802.11b/g/n, mais ça semble être une méthode utilisable pour d’autres dongles).

Créer un fichier /etc/modprobe.d/8192cu.conf  et y placer les deux lignes suivantes :

# Disable power management
options 8192cu rtw_power_mgnt=0 rtw_enusbss=0

Cette ligne interdit toute gestion de l’énergie par le dongle et interdit aussi la suspension automatique du wifi.

Redémarrer le Pi. Le problème disparaît.

Méthode 2 : avec wicd-curses

Ne fonctionne pas avec les versions de Jessie postérieures à #893 (pour savoir quelle version on a, taper uname -a en ligne de commande)

Pourquoi wicd-curses ?

C’est une solution reconnue pour éviter les déconnexions du wifi. En effet, avec wicd-curses il est simple de régler le wifi pour qu’il se reconnecte automatiquement si nécessaire, y compris après un redémarrage.

Installer wicd-curses

La bonne façon de faire pour régler une connexion wifi, c’est d’installer wicd-curses (la source en anglais est ici) ET enlever dhcpcd5 (source, en anglais). On ne doit pas éditer de fichier tels que  /etc/network/network ou /etc/wpa_supplicant/wpa_supplicant.conf . Tout peut être réalisé en ssh, sans avoir besoin de se connecter à un écran et un clavier – si on dispose d’une connexion ethernet.

Commencer par installer wicd-curses.

apt-get update
apt-get install wicd-cli wicd-curses

Durant l’installation le programme nous demande si l’on veut ajouter un utilisateur au groupe ‘netdev’. On peut ajouter notre utilisateur local (par exemple ‘pi’). Après l’installation on recharge dbus :

service dbus reload

Si une erreur s’affiche, c’est probablement que l’on a déjà installé network-manager. Dans ce cas voir la section correspondante dans ce tutoriel (en anglais).

Démarrer le démon wicd :

service wicd start

Installer rcconf puis le lancer :

apt-get install rcconf
rcconf

Décocher network manager (si il existe), wicd devrait être déjà coché.

Régler le wifi

lsusb  permet de vérifier que le dongle wifi est bien détecté.

On démarre le service wicd puis on lance wicd-curses pour configurer le réseau :

service wicd start
wicd-curses start

Pour configurer le réseau wifi, mettre en surbrillance le réseau auquel on veut se connecter et appuyer sur la touche →. Si aucun réseau wifi n’est listé, appuyer sur [SHIFT] R pour scanner le réseau wifi.

wicd-curses configuration réseau

wicd-curses configuration réseau

  • Use DHCP hostname doit être coché pour que le Pi  conserve son nom ;
  • descendre vers le bas et cocher ‘Automatically connect to this network‘
  • descendre vers le bas et taper la clé de sécurité du réseau wifi
  • Appuyer sur[F10] pour sauvegarder. On retourne à la liste des réseaux wifi, avec notre réseau surligné.
  • Appuyer sur [shift] + c (C) pour se connecter au réseau.
  • Une fois connecté (vérifier le statut en bas à gauche), appuyer sur q pour quitter.

En cas de problème lors de la connexion, aller voir le contenu de /var/log/syslog . Parfois, il suffit de faire les étapes suivantes, redémarrer le Pi et le wifi fonctionne.

On supprime dhcpcd5  :

apt-get remove dhcpcd5

On redémarre le pi (toujours connecté en ethernet, avec le dongle wifi présent) avec reboot .

  • Eteindre le Pi avec init 0 . Enlever le cable ethernet. Lorsqu’on redémarre le Pi, il fonctionne en wifi.
  • Il est possible qu’un ping au « hostname » ne fonctionne pas tout de suite car windows ne met pas à jour la carte du réseau. il faut alors faire un ping sur l’adresse ip du Pi.

Régler une adresse IP fixe (en wifi ou ethernet)

Pour un réseau wifi (c’est semblable en ethernet), on met en surbrillance sur le réseau que l’on veut paramétrer puis on appuie sur touche →.

  • Cocher ‘use static IPs ‘
  • entrer l’adresse IP fixe (vérifier qu’elle n’est pas déjà prise dans votre routeur ou votre box) – pour moi 192.168.1.30. On peut utiliser <SHIFT> Inser pour coller ce qu’on aura copié ailleurs.
  • Entrer le Masque de sous-réseau (vérifier en tapant ipconfig dans l’invite de commande windows) – pour moi, 255.255.255.0
  • Entrer la passerelle (vérifier en tapant ipconfig dans l’invite de commande windows) – pour moi, 192.168.1.1
  • Entrer google.com dans search domain  et 8.8.8.8 pour DNS1 , 8.8.4.4 dans DNS2 .
  • J’ai laissé coché « use DHCP hostname « 
  • Appuyer sur[F10] pour sauvegarder. On retourne à la liste des réseaux wifi, avec notre réseau surligné.
  • vérifier que le réseau est connecté (statut en bas à gauche), appuyer sur q pour quitter.
  • On peut vérifier que tout va bien en tapant ping google.com dans la ligne de commande (<CTRL> C pour en sortir).
  • Redémarrer le Pi avec init 0 .

Ca fonctionne. Le nautilus a une adresse IP fixe.

Et maintenant ?

J’ai appris que les tutoriels ne sont pas universels… Parfois ce qui fonctionne pour un Pi à une date donnée ne fonctionne pas quelques semaines plus tard, après quelques mises à jour du système d’exploitation.

Motion : Régler la sensibilité de détection

Motion : Régler la sensibilité de détection

Dans l’article précédent de cette série , j’indiquais que motion crée beaucoup d’images et vidéos qui ne correspondent pas à de véritables mouvements devant la caméra.

motion permet de nombreux réglages. Je l’ai choisi pour ça. En particulier, il semble efficace pour éliminer les mouvements liés au vent.

Pour comprendre les différents réglages, il faut lire attentivement cette aide (en anglais) sur les réglages de la détection de mouvement avec motion.

La situation initiale

Dans /etc/motion/motion.conf , j’ai entre autres les réglages suivants :

# Je ne comprends pas comment ça fonctionne. Valeur par défaut = EedDl 
despeckle_filter EedDl

# Ignore les changements soudains de lumière - de 0 (arrêt) à 100%.
lightswitch 0

# Smartmask est un masque auto-apprenant qui va bloquer la détection dans les endroits de l'image où il y a des mouvements fréquents, comme des branches qui bougent à cause du vent. 0 (off) à 10 rapide. 
smart_mask_speed 0

# nombre minimum de photos avec du mouvement avant détection : defaut 1 : tous mouvements détectés.
minimum_motion_frames 1

# base pour déclarer un mouvement. C'est le nombre de pixels changés après le filtrage du bruit, le masque et le "despeckle". 
threshold 1500

# réglage automatique du threshold - ne fonctionne pas 
threshold_tune off

# niveau de "bruit" pour distinguer le bruit de la caméra d'un mouvement
noise_level 32

# si on, ajustement automatique du bruit
noise_tune off

Avec ce réglage, j’obtiens (sur une journée avec du vent) beaucoup trop de faux positifs.

Les faux positifs contiennent du « bruit » la nuit, l’éclairage de la lampe à côté de la caméra, et des mouvements liés au vent :

"bruit" la nuit

« bruit » la nuit

Réglages du 1er juillet – soir

J’ai modifié le niveau de lumière qui déclenche un mouvement, le nombre d’images modifiées avant la détection de mouvement, le ‘theshold’ et le niveau de bruit.

despeckle_filter EedDl 
lightswitch 25
smart_mask_speed 5
minimum_motion_frames 3
threshold 3000
noise_level 100
noise_tune off

Nota : après chaque réglage de motion.conf, il faut redémarrer le service motion avec :

service motion restart

Le 2 juillet, de 0h à 14h (heure du réglage suivant, il n’y a eu que 24 fichiers créés ( 1 Mo) et 24 fichiers correspondent à un mouvement effectif (ma voiture qui part puis qui revient).

Mais la caméra ne détecte pas une personne qui se déplace à pied.

Réglages du 2 juillet – 11h45

Je n’ai corrigé que le « threshold ».

despeckle_filter EedDl  
lightswitch 25
smart_mask_speed 5
minimum_motion_frames 3
threshold 1500
noise_level 100
noise_tune off

Pendant la journée tout va bien : pas de fausse détection (mais le système ne détecte toujours pas une personne à pied) mais la nuit, il y a eu plein de faux positifs. Dès que le jour s’est levé, il n’y a plus de souci.

Réglages du 3 juillet – détecter une personne à pied

Pour détecter une personne à pied, j’ai modifié les paramètres suivants successivement jusqu’à ce que je déclenche une détection de mouvement :

minimum_motion_frames 1
noise_level 32
smart_mask_speed 10
motion : détection d'une personne

motion : détection d’une personne

Ce n’est qu’au dernier changement que j’ai détecté le mouvement d’une personne.

Ces paramètres détectent aussi bien une voiture qu’une personne (12h20 = OK) :

despeckle_filter EedDl  
lightswitch 25
smart_mask_speed 10
minimum_motion_frames 3
threshold 1500
noise_level 32
noise_tune off

Je laisse les paramètres suivants en l’état :

despeckle_filter EedDl  
lightswitch 25
smart_mask_speed 10
minimum_motion_frames 3
noise_tune off

et j’étudie l’impact de changements sur threshold ou noise_level :

Threshold Noise_level Détecte ?
1500 100 12h42 ne me détecte pas et fait un faux positif
3000 32 12h26 ME détecte = OK
3000 100 12h34  NON, ne me détecte pas

Les réglages suivants sont donc satisfaisants :

despeckle_filter EedDl  
lightswitch 25
smart_mask_speed 10
minimum_motion_frames 3
threshold 3000
noise_level 32
noise_tune off

Maintenant reste à faire un bilan sur environ 24h (depuis 13h le 3 juillet) :

  • détection d’une personne : Oui
  • détection d’une voiture : oui
  • faux positifs : 2 en une nuit.

Je considère donc que ces réglages sont corrects.

Autres notes :

On peut mettre motion en mode deboguage pour voir comment se passe la détection : voir cette page sur le wiki de motion.